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    L'Edito

    Inaction

    Par L'Economiste| Edition N°:4682 Le 07/01/2016 | Partager

    Le Maroc n’arrive pas à accrocher l’ensemble de ses wagons au train des réformes. Il y en a un qui traîne tout particulièrement: celui de toutes ces institutions qui végètent (au frais du contribuable) et sans pouvoir d’intervention ni d’arbitrage économique et/ou social.
    Des puissances publiques en papier qui n’ont pas pu obtenir les moyens juridiques de leurs ambitions. Beaucoup d’entre elles sont censées devenir des variables d’ajustement et/ou de recadrage des politiques publiques, voire même revigorer l’action gouvernementale. D’autres doivent permettre aux citoyens de s’impliquer un peu plus, au gré des évolutions de la société dans les nouveaux enjeux de la gouvernance. D’autres encore  pourraient contrebalancer, lorsque c’est le cas, l’interventionnisme excessif de l’Etat, et dont les effets peuvent être préjudiciables au fonctionnement des marchés.
    Certaines entités doivent être affinées sur le plan réglementaire pour pouvoir entrer dans les mœurs ou devenir tout simplement effectives. Exsangues dès lors de leurs contenus institutionnels, ces structures deviennent des coquilles vides. C’est un inquiétant défaut de construction dont la responsabilité incombe au gouvernement. Chacun sait que les attentes sont fortes depuis les révisions constitutionnelles et qu’elles sont le préalable à la nouvelle ère tant promise sur les rééquilibrages démocratiques, sur les transferts  de compétences. Une première explication serait d’attribuer le caractère inachevé de ces réformes à des contraintes de calendrier. Une autre, moins indulgente, consisterait à y voir surtout un manque de lucidité doublé d’un déficit de réflexion sur l’urgence du chantier. Dans les deux cas, il n’y a pas de prétexte à l’inaction.

    Mohamed Benabid

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