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    L'Edito

    Grave préjudice

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5177 Le 27/12/2017 | Partager
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    On a beau tourner en rond, se payer de mots… Il faut dire les choses franchement: la flexibilisation du dirham n’est plus à l’ordre du jour. C’est un grave préjudice.
    Qu’on se souvienne: assez discrètement, les autorités monétaires et financières, c’est-à-dire la Banque centrale mais aussi le Ministère des Finances et la Primature ont préparé durant plusieurs mois (au moins deux ans pour la partie des experts) une petite ouverture de la marge de flottement de la monnaie marocaine. Avec encore une fois, sous le régime des alliances politiques autour du PJD, ce révoltant mépris envers les citoyens à qui on refuse les informations les concernant.

    Donc personne n’a pris la peine de dire aux gens que le déficit commercial  est une manière massive d’exporter des emplois. Certes, un petit flottement du dirham n’aurait pas supprimé ce scandale humain et politique comme par enchantement. Néanmoins, ce mécanisme (hyper-contrôlé) aurait réduit le fardeau que portent les familles marocaines.

    Au lieu de cela, le processus s’est bloqué net à cause d’une inconcevable faute de vocabulaire chez Bank Al-Maghrib et d’un incroyable manque de compétences économiques et de courage politique gouvernemental.  En effet, le Maroc ne permet pas de spéculer sur les monnaies, la réglementation appuie obligatoirement le change sur des opérations réelles.

    Au mieux, peut-on anticiper de quelques jours, à condition d’avoir une opération réelle à faire et ce, à ses risques et périls. Qu’aurait-on dit de l’imprévision des banques et des importateurs de blé par exemple, s’ils n’avaient pas acheté un peu de dollars à l’avance,  pour atténuer une éventuelle hausse des coûts?
    C’est  là toute l’histoire et il faut vraiment la tirer par les cheveux pour nommer cela de la spéculation  massive.
    Encore une fois, l’absence de vision, la fuite devant le devoir d’information  envers les citoyens se paient très cher: 2,7 millions de jeunes chômeurs.

     

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