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    L'Edito

    Grande soif

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4908 Le 30/11/2016 | Partager
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    Le gouvernement Benkirane, avec son ministre des Finances Boussaïd, a certes redressé deux des grands dossiers dont il a eu la charge: la retraite des fonctionnaires et les milliards jetés par-dessus les frontières, pour subventionner les hydrocarbures. Le redressement n’est fait qu’à moitié seulement, il faudra s’y remettre rapidement.
    En attendant, on a toujours un Etat assoiffé.
    Au Maroc, on connaît la chanson: l’Etat assoiffé cherche de quoi boire dans les comptes des entreprises.
    Pour ne pas se faire tondre trop vigoureusement (et trop dangereusement!), les entreprises publiques ayant assez de pouvoir et les entreprises privées qui le peuvent, cachent leurs surplus dans des investissements.
    Elles font bien d’agir de cette manière. Sans cela, la débine deviendrait générale et le taux de croissance serait encore plus petit qu’il ne l’est aujourd’hui.
    Ceci n’épuise pas le sujet: tous les Etats dotent leurs services fiscaux d’outils spécifiques pour faciliter l’approvisionnement des caisses publiques. Entre autres: le rejet des comptabilités et les reconstitutions.
    Les statistiques concernant le recours à ces outils ne sont pas fournies aux élus en même temps que les documents du projet de loi de finances. C’est fâcheux, car ces deux outils, s’ils sont légaux, n’en heurtent pas moins l’idée de légitimité qu’un système fiscal doit s’attacher à créer autour de lui.
    Le rejet et la reconstitution forcés sont un peu comme l’état d’exception. Ils ne valent que servis, parcimonieusement, à des «clients» bien spécifiques, ceux qui alimentent l’économie informelle. Pas aux entreprises modernes et transparentes qui payent déjà l’essentiel des impôts. Ou bien, plus embarrassant, aux experts et auditeurs qui contesteraient l’interprétation fiscale.

     

     

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