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    L'Edito

    Graal

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5352 Le 18/09/2018 | Partager
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    Le chantier de la solvabilité est un éternel recommencement. Le monde des assurances le sait depuis 2008, avec le géant AIG, sauvé de justesse de la crise des subprimes et au Maroc depuis le milieu des années 90 avec la faillite de cinq compagnies.

    Dans cette activité, les parachutes ne s’ouvrent pas toujours, du moins pas dans les délais. A la différence des banques, les assureurs sont intrinsèquement blindés par la possibilité de se financer par les primes avant même que la prestation ne soit servie. Souvent c’est même le jackpot pour les compagnies lorsque l’assuré ne récupère pas son argent en l’absence de sinistres.

    Ainsi en décident les lois de la probabilité. Le postulat du cycle de production inversé n’est cependant pas un antidote à toute épreuve quand la gouvernance s’avère défaillante ou quand les actifs détenus se transforment en monnaie de singe. C’est ce processus de conscientisation que vient alimenter le pilier II de la solvabilité en cours d’implémentation par l’Acaps.

    Il intègre la composante risque qui va désormais impacter la charge de capital avec une mention particulière pour les classes d’actifs les plus exposées, les actions. Les mauvaises langues seront toujours tentées de dénoncer l’intensité de la pression dans un marché marocain rattrapé par des exigences prudentielles aussi contraignantes que leurs homologues européennes, mais pour des réalités économiques radicalement différentes.

    Les plus raisonnables vont considérer au contraire qu’il faut harmoniser le dispositif national par rapport à son équivalent international, car c’est l’unique moyen de rassurer un investissement de plus en plus transfrontalier.

    La logique actuelle sera un peu plus celle de la rentabilité, mais l’on se demande bien où les assureurs vont pouvoir la trouver dans un contexte de taux bas et alors que l’éviction avec les nouvelles règles devrait profiter théoriquement à des classes d’actifs un peu plus sûrs, mais qui n’offrent pas nécessairement les meilleurs rendements. La quête du Graal sera une question de dosage.

     

     

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