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L'Edito

Fragilités

Par L'Economiste| Edition N°:2727 Le 04/03/2008 | Partager

Au moment où l’on débat des mesures à prendre pour dénicher les gisements de croissance, l’on s’étonne que l’accent ne soit pas assez mis sur ses leviers. Parmi lesquels figure la fiscalité. Et si elle l’est, c’est qu’elle conditionne largement la capacité de nos entreprises à se déployer sur les marchés national et international. Oui, le Maroc, sous la pression des institutions internationales, l’UE et le FMI notamment, s’est engagé dans un chantier de réforme de sa fiscalité. Oui, des mesures ont été entreprises telles que l’adoption du code général des impôts, le travail sur les dépenses fiscales, l’harmonisation des taux de TVA (qui concentre le plus gros potentiel fiscal)… Le chantier suscite de l’espoir, mais nous avons l’impression comme qui dirait que des oppositions surenchérissent et que les talents d’orateurs vont faire le reste! Au cours de ces dernières lois de Finances, il y a eu incontestablement des bugs. Les mesures adoptées ont peut-être des fondements juridiques, mais l’on peut regretter que le raisonnement soit exclusivement exégétique sans prévaloir de l’impact pour les entreprises, pour l’économie, pour le contribuable. Tout comme on peut regretter le déficit de débat et de concertation qui semble caractériser ces arbitrages. On l’a vu pour la LOA, on le voit pour les produits alternatifs. Du coup, la complexité résultant de la coexistence des régimes pénalise. Ces déboires, qui montrent au passage qu’on n’est pas allé assez loin de la réforme, témoignent de la persistance d’une crise à laquelle il convient d’apporter des réponses à la hauteur des enjeux. A l’aune de l’augmentation des recettes fiscales, il est toujours tentant de considérer qu’il ne faut pas bouger pour ne pas compromettre la manne. Là est tout le danger. Car si les entreprises sont porteuses d’opportunités en termes de gisements fiscaux, elles recèlent aussi de véritables fragilités.Mohamed BENABID

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