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    L'Edito

    Fragile

    Par L'Economiste| Edition N°:3710 Le 31/01/2012 | Partager

    L'image du dispositif de pharmacovigilance marocain est sérieusement écornée.  Il aura fallu près d’un mois, à la faveur d’un nouveau gouvernement, pour se rendre compte que les prothèses mammaires controversées PIP étaient bel et bien commercialisées dans notre pays. C’est d’abord, en dépit de communiqués, jusque-là lénifiants,  la preuve des poches d’incompétences qui subsistent dans les services de Santé, de défaillances au niveau des dispositifs de traçabilité.  Ces nouveaux rebondissements sont les résultats d’une «vérification minutieuse» pour reprendre les dernières précisions de la tutelle. Faut-il en déduire qu’au mois de décembre, les «vérifications» du MSP, ne l’étaient pas?... L’opinion publique serait bien tentée de prendre ce raccourci.
    Rien de mieux pour miner la confiance entre autorités sanitaires, producteurs de soins et patients. A ce stade,  proposer le retrait des prothèses incriminées suffira-t-il à rassurer les clientes, à prévenir d’éventuels recours judiciaires?
    Une partie des médecins utilisateurs n’est pas irréprochable sur ce coup. Elle  ne s’est  guère bousculée pour jouer un rôle de diffuseurs d’alertes dès l’apparition des premiers signaux internationaux de la crise. 
    Pour le nouveau ministre de la Santé, cette affaire est peut-être l’occasion de remettre de l’ordre en matière de police sanitaire. Il y a un travail de fond à déployer pour améliorer l’évaluation des traitements dans notre pays, éviter les conflits d’intérêts lorsqu’une grande partie des études «scientifiques» est financée par l’industrie pharmaceutique, par les fournisseurs. 
    On ne demande pas au système de pharmacovigilance marocain d’aller au-delà du principe prévention (se protéger d’un danger connu) et précaution (anticiper un risque potentiel). C’est cet échafaudage qui est bien fragile pour l’heure.

    Mohamed Benabid

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