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L'Edito

Fossoyeurs

Par L'Economiste| Edition N°:1608 Le 24/09/2003 | Partager

Le spectacle que donnent nos élus est lamentable, tous partis confondus: insultes grossières, pugilat… sont devenus leur mode de communication privilégié. Et encore quand ils ne se font pas rafler par la police, en flagrant délit de marchandage des voix! Le comportement de ces élus a largement de quoi dégoûter les honnêtes citoyens.Les chefs des partis politiques portent la responsabilité de ce ratage. Ils ont imposé un mode de scrutin qui éloigne le citoyen de la gestion des affaires publiques. Ils se sont ainsi réservé un fonds de commerce, que manifestement ils gèrent très mal. Le citoyen ne peut pas croire devant ces comportements que ces gens-là sont mus par l'intérêt public. Il ne peut que conclure qu'ils sont animés par de sordides intérêts personnels.De leur fait, le Maroc vit un problème politique grave.L'Etat a fait son saut qualitatif; les institutions ont évolué; la société a évolué aussi. Mais la classe politique en place est totalement inadaptée. Grâce au mode de scrutin qu'elle s'est choisi, la classe politique a réussi à continuer à s'imposer à un Etat et une société, dont elle dessert les intérêts et les objectifs.Cette situation est intolérable. Si elle persiste, elle va détruire le processus démocratique.Il ne faut pas s'y tromper et prendre cela à la légère: la classe politique est devenue un facteur de blocage que la société ne pourra pas supporter longtemps. Ce genre de situation conduit à des explosions incontrôlées. Il faut que l'Etat prenne conscience de cela et adopte les mesures susceptibles de mettre un terme à ce rapt de la démocratie qui est en train de se produire. A l'avenir, la candidature devra être ouverte à tout le monde, pour qu'émergent de nouvelles têtes. Il faudra aussi revenir au scrutin majoritaire pour que le choix ait un effet direct sur le résultat des élections. Cette classe politique se croyait démocrate, elle est en train d'enterrer la démocratie.Abdelmounaïm DILAMI

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