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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5300 Le 25/06/2018 | Partager
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    A y regarder de près, le plus drôle dans les festivals, c’est la rumeur. Celle qui annonçait une débâcle pour les événements planifiés ce week-end a finalement fait pschitt.

    L’alchimie qui a conduit, par un mystérieux consensus, à boycotter des marques semble moins bien passer lorsqu’il s’agit d’imposer aux Marocains ce qu’il faut aimer ou détester sur le plan de la consommation culturelle.

    Rarement, plus qu’en ce mois de juin, l’on aura redouté voir pareille menace. Celle qui pèse sur une offre, qui a certes fait preuve de dynamisme au cours de ces dernières années, mais qui reste au demeurant fragile.

    Sur ce genre de sujet, deux attitudes sont possibles. La première est de casser les initiatives, en arguant que le Maroc a d’autres priorités socioéconomiques. La deuxième est de prendre de la hauteur et de soupeser d’autres aspects du dossier. Oui le pays continuera d’avoir besoin d’infrastructures de base, d’écoles, d’hôpitaux.

    Oui sa population a aussi besoin de faire la fête. Il s’agit donc de deux perspectives distinctes, mais qui ne peuvent en aucun cas servir d’analyse articulée pour cerner les enjeux.  Les festivals attirent des visiteurs, des sponsors, des flux de revenus.

    Cependant, ils sont bien plus que cela dans la mesure où ils servent des fonctions sociales aux effets beaucoup plus prolongés, contribuent à animer les territoires. De surcroît, à moins de vouloir confiner le produit touristique marocain dans un package supposé indémodable... ces rendez-vous sont un peu uniques en ce sens qu’ils peuvent donner des marges supplémentaires pour installer une destination.

    L’une des questions qui continueront d’interpeller les festivals qui ont un positionnement international porte sur leur capacité à intégrer les besoins et les ressources locaux, à démontrer le rôle, le potentiel et l’impact sur les communautés locales.

    A Fès, Marrakech ou à Mawazine, un travail de transparence et de pédagogie est déjà entamé. C’est la meilleure défense du droit à s’amuser ou de l’envie de vivre tout simplement.

     

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