×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Faux pas

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5383 Le 31/10/2018 | Partager
    mohamed_benabid.jpg

    L'Etat peut-il vivre indéfiniment à crédit? En ressuscitant implicitement une vieille interrogation, la dernière opération-vérité de la Cour des comptes sur l’état du budget met un peu plus la pression sur une équipe gouvernementale moins confortée dans ses certitudes.

    Non seulement la radioscopie rendue la semaine dernière refroidit un peu plus l’espoir de finances publiques irréprochables, mais elle rappelle surtout que certaines mannes se sont taries.

    Ne pas inscrire les dettes de TVA au passif du Trésor, en malmenant au passage les principes de sincérité et de comparabilité comptables, peut bien contribuer à anesthésier pour un moment l’endettement public, jusqu’à ce que la bulle finisse par éclater.

    Il faut désormais se soucier d’apurer rapidement une ardoise de 50 milliards de DH à fin 2017 qui étouffe les circuits économiques tant dans le public que dans le privé.

    De même, fermer les yeux sur la curieuse générosité des pensions de retraite offertes en 2017 pour une catégorie de hauts fonctionnaires (cf. notre édition du 30 octobre 2018) sans se préoccuper de son impact financier pour un régime assez mal en point, ni de ses conséquences pour les générations futures, relève tout simplement de l’irresponsabilité politique.

    Dans un quasi-déni des dangers encourus, le Maroc court ainsi le risque de compromettre sa signature et de creuser à l’international la défiance de partenaires institutionnels à son égard. La seule bonne nouvelle dans cette affaire, c’est que certaines parties de ce feuilleton peuvent s’écrire au passé.

    Le ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun, semble avoir négocié une dynamique réformatrice en annonçant, il y a quelques semaines, le déploiement d’un plan de remboursement de la TVA auprès des grands établissements publics.

    De même, la réforme paramétrique de la CMR donne des lueurs d’espoir. Ainsi s’achève l’état de grâce des finances publiques et aucun faux pas n’est désormais permis.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc