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    L'Edito

    Faute lourde

    Par L'Economiste| Edition N°:4695 Le 27/01/2016 | Partager

    Les bagarres entre pro-Polisario et pro-Berbères, entre extrémistes islamistes et  extrémistes gauchistes  dans les universités publiques choquent profondément l’opinion publique: non seulement ces établissements  ne sont plus à la hauteur de leur mission, non seulement elles coûtent cher  à la collectivité, mais en plus elles abritent de jeunes bandits capables de tuer et handicaper à vie leurs camarades  et  des fonctionnaires.
    Pourtant, on n’entend pas un mot, on ne voit  pas une mesure de la part de Lahcen Daoudi, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur. Il  opère là comme le font  les ministres PJDistes devant les difficultés: s’effacer de la scène, jouer les inexistants comme le chat du Cheshire dans le conte Alice au pays des merveilles. Il n’est pas certain que les électeurs soient aussi  candides que les petits enfants…
    En tout cas, cela fait quelques années que ces violences inadmissibles montent. Le CNDH a proposé de créer des structures syndicales ou associatives  pour favoriser l’expression pacifique des divergences et revendications. Personne n’a repris l’idée.
    Et surtout pas l’équipe de Benkirane, dont les amis, en avril 2014, s’étaient rangés avec grand tapage politique sous la bannière d’un des belligérants, les islamistes, contre tous les autres. Ce fut une faute lourde.
    Un chef de gouvernement dirige le gouvernement du Maroc, de tout le Maroc. S’il use du prestige et de l’autorité réservés à sa fonction, s’il utilise le respect qui lui est dû à d’autres fins que le service du Maroc tout entier et de tous les Marocains, alors un chef de gouvernement fabriquera inévitablement des haines et des fractures. L’expérimentation en est faite sur les campus depuis deux ans. On ne peut pas croire que ce soit-là le projet de notre chef de gouvernement!

     

    Nadia SALAH

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