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    L'Edito

    Fatalité

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4915 Le 09/12/2016 | Partager
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    Printemps arabe ou pas, les faits sont têtus: on ne se refait pas une virginité sans résultats et sans vraies réformes. On le sait aujourd’hui, la faiblesse de la gouvernance reste le talon d’Achille de la région Mena. Dans nombre de pays, la  situation financière et sociale est catastrophique avec une crise de développement aiguë quelle que soit la grille d’analyse retenue: PIB, Indice de développement humain, chômage des jeunes... Le constat d’échec est plus douloureux lorsqu’il se conjugue à une autre transition,  la fin de l’aubaine démographique. Une aubaine que d’autre pays, ceux de l’Asie, ont eux au contraire pu bien négocier. Le printemps arabe n’a malheureusement pas été producteur d’avancées démocratiques seulement mais aussi de beaucoup de frustrations et déceptions, qui plus est chez une génération rebelle.  Dans le contexte marocain, le premier niveau à exacerber les tensions d’après les résultats de l’étude du Pnud (voir Analyse pages 6 & 8) c’est l’employabilité. C’est une bonne et mauvaise nouvelle.
    Bonne dans la mesure où elle acte encore une fois l’appropriation par la population, y compris les catégories les plus vulnérables, des acquis de la transition démocratique. Bonne aussi puisque les réponses attendues semblent être d’ordre technique et non idéologique. Les priorités sont identifiées: adapter le modèle de développement comme le recommande Anthony Atkinson, celui-là même qui a inspiré Piketty par ses travaux sur les inégalités, et qui appelle  à d’autres manières de faire l’économie.
    Mauvaise  puisque les attentes réaffirment de douloureux constats d’échecs où tout ou presque a été dit. A savoir qu’à l’aune du chômage des jeunes diplômés,  l’école n’est que partiellement le sésame du recrutement et encore  moins l’ascenseur social, qu’il n’y a pas assez de leviers pour stimuler l’investissement privé, l’un des principaux moteurs de l’emploi.  Avec des contraintes à peu près similaires, d’autres pays sont arrivés à négocier une véritable émergence, c’est-à-dire engager le processus qui permet de transformer la croissance en développement. C’est la preuve que ces crises n’ont rien d’une fatalité.

     

     

     

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