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    L'Edito

    Entreprise

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5099 Le 05/09/2017 | Partager
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    Le gouvernement est impatient de saisir tout soupçon de rebond. Il y en a quelques-uns en ce moment: prévisions de croissance à la hausse, crédit aux entreprises. Si ces indicateurs sont bons à prendre, il en faut un peu plus pour asseoir une vraie reprise et bien davantage pour installer définitivement la confiance parmi les entreprises.

    Il faut écarquiller les yeux pour tenter de repérer les moteurs d’une croissance durable, celle qui serait portée par des réformes structurelles profondes. Il existe des mesures qui pourraient permettre sans délais de remettre sur de vrais rails la machine de création de richesse. La première est de faire confiance aux entreprises, pas à la manière de la prose de Monsieur Jourdain, mais en objectifs et en résultats.

    Or il faut le reconnaître, il y a eu beaucoup  d’attitudes populistes vis-à-vis de l’entrepreneuriat  au cours de ces dernières années. Pour paraphraser Winston Churchill, «on considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le chariot».

    La deuxième est de créer un vrai choc de simplification fiscal. S’il faut un geste sur l’IS ou une baisse d’impôts pour les ménages, en contrepartie de points de PIB ou de gages de créations d’emplois, alors il faut que le gouvernement se libère rapidement d’hésitations qui peuvent devenir à terme des erreurs stratégiques.

    La troisième est de relancer la réforme du droit du travail. A ceux qui en doutent ou qui n’aiment toujours pas les patrons, il suffit de rappeler qu’au Maroc, il faut en moyenne plus de 3 ans et demi pour trouver du travail. Si les entreprises doivent survivre à des conjonctures fluctuantes, il faut au moins les débarrasser de barrières juridiques persistantes qui les découragent de créer des emplois permanents.

    A n’en point douter, les plus grosses difficultés de l’entreprise sont donc politiques.

     

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