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L'Edito

Enseignements

Par L'Economiste| Edition N°:1609 Le 25/09/2003 | Partager

Décidément, les voies de la politique sont impénétrables.Récapitulons. Elections, acte I. L'Istiqlal, l'USFP et le RNI remportent les élections, faisant passer le maximum d'élus et arrivent en premier pour ce qui est du nombre d'élus et de présidents de communes. Elections, acte II. A la tête des mairies que retrouve-t-on? Des outsiders et surtout des partis sur lesquels peu de pronostics avaient osé parier. C'est une bonne et mauvaise chose à la fois. Bonne dans la mesure où dans la course aux mairies, la plupart des ministres-candidats sont restés sur le carreau. Un indice qui pourrait attester que les membres du gouvernement se sont parfaitement prêtés au jeu démocratique. Sur ce plan, c'est donc une véritable victoire, même si certaines villes semblent avoir été mieux loties que d'autres: à Casablanca, par exemple, Sajid pourrait être l'homme de la situation, en particulier après des années d'immobilismes ambiants qui ont émaillé la gestion de la ville. Mauvaise en revanche dans la mesure où le poids de chaque parti, qu'illustre le nombre de sièges obtenu le 12 septembre, n'a été d'aucune utilité dans la bataille des mairies. En réalité, la tournure prise par les événements ne sera pas inutile si chacun sait en tirer les enseignements qu'il faut. Les partis qui ont perdu sont appelés à identifier les raisons pour lesquelles le déclic des alliances n'a pas joué au moment où il le fallait. Ceux qui ont gagné ne doivent pas chanter victoire trop vite. Le vote est un geste de confiance et d'adhésion des électeurs mais n'est pas systématiquement un blanc-seing pour la gestion locale. L'exaspération manifestée dans les urnes a toutes les chances de reprendre le dessus si les Marocains s'aperçoivent que les incantations et envolées lyriques des élus n'ont eu aucune traduction sur le terrain. Les citoyens ont bonne mémoire.Mohamed BENABID

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