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L'Edito

Elites

Par L'Economiste| Edition N°:1600 Le 12/09/2003 | Partager

Les élections locales sont évidemment un enjeu important parce qu'il s'agit de gérer la ville ou le village, parce qu'il s'agit de notre vie au quotidien. Mais pour le Maroc, dans les conditions d'aujourd'hui, ces élections vont bien au-delà de ces aspects gestionnaires. La mise en place d'un système démocratique est une opération complexe. Elle suppose l'adoption de règles juridiques et institutionnelles. Elle suppose surtout une pratique répétée et constante, pour que peu à peu la mécanique devienne véritablement efficace.Au Maroc, après les élections législatives, les actuelles élections locales sont un élément de la mise en place de ce système. Il n'est pas indispensable que chacun d'entre nous soit entièrement satisfait des résultats obtenus lors des premières phases. Mais il est vital que chacun d'entre nous participe à la votation et à l'élection de manière à ce que sur le terrain, peu à peu, la volonté des électeurs commence à s'affirmer pour devenir le référent absolu des choix de société.Maintenant au stade où en sont les choses, chacun des citoyens est directement et personnellement responsable de la réussite ou de l'échec de la démocratisation au Maroc. L'Etat a joué son rôle. Il consiste à poser les règles et à veiller à ce que ces règles soient strictement respectées. Le citoyen doit maintenant jouer le sien, en votant d'abord et en faisant le bon choix ensuite. Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même si la mécanique ne s'enclenche pas.En outre, plus nous participons, plus nous accélérons le rythme. Les élites sociales marocaines avaient pris l'habitude de ne pas participer directement à l'activité politique. Les raisons objectives à l'abstention existaient, elles n'existent plus aujourd'hui. Si les élites ne participent pas massivement de manière à peser sur les choix, elles subiront les conséquences d'autres choix hasardeux qui se feront sans elles.Abdelmounaïm DILAMI

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