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    L'Edito

    Electrochoc

    Par L'Economiste| Edition N°:5380 Le 26/10/2018 | Partager
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    L'Ecole et l’éternel chaos de sa gestion. Absence de contractualisation, abandon de projets en cours de route, mauvaise estimation des capacités, résiliation de marchés, retard dans les systèmes de suivi et d’évaluation, non-respect des engagements relatifs au financement de programmes d’urgence. Rien n’a été oublié dans le bilan calamiteux dressé par la Cour des comptes.

    Que la situation soit aussi préoccupante, l’on s’en doutait un peu dans un secteur où se consument rapidement tant les mandats de ministres que leurs promesses de réforme. La Cour n’est même plus certaine du coût financier de cette gabegie.

    L’enseignement n’est plus le sujet. C’est l’échec à transformer l’éducation en tant qu’institution, ainsi que ses structures et son mode de fonctionnement, qui est déshabillé par un énième rapport accablant.

    Sur le papier, tout ou presque a pourtant été expérimenté. Des recettes du New Public Management, censées introduire dans les administrations les automatismes du privé, à celles des approches bureaux d’études ou encore bottom-up.

    Au pilotage, les castings n’ont pas été oubliés: des grandes écuries partisanes aux technocrates colorés politique. Dans le cas d’espèce, le modèle marocain semble singulièrement échapper aux grilles de lecture classique, celles des sciences administratives tout comme celles de l’analyse stratégique. Tout se passe comme si les interventions de l’Etat se diluaient en cours de route dès qu’elles tentaient de s’attaquer aux fondations de la structure.

    Au nom de la voix silencieuse des contribuables, qu’il soit permis de poser des questions urticantes: comment expliquer qu’un secteur qui coûte plus de 5% du PIB continue d’être géré avec autant de légèreté?

    Il reste à souhaiter que l’alerte de la Cour des comptes serve d’électrochoc. C’est notre seul espoir.

     

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