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    L'Edito

    E-timbre

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5424 Le 03/01/2019 | Partager
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    Un petit pas pour les efforts de dématérialisation, un grand pas pour la réforme de l’administration. Le lancement d’un timbre électronique pour le passeport va sans doute raviver de vieux souvenirs chez la génération qui aura eu à goûter aux «charmes» des formules originelles.

    Lorsque la procédure représentait souvent une aventure traumatisante pour celui qui en faisait la demande. La nouvelle ère et la digitalisation ont permis de combler une partie du retard. Le chemin fut long et pas de tout repos. Et il n’est d’ailleurs pas fini. Le discours sur la réforme de l’administration est inaudible dans beaucoup de guichets et tout le monde n’est pas encore à l’heure numérique. Attention aussi aux mirages de la technophilie.

    Le paradoxe de Solow, du nom de l’économiste américain qui en constatait dans les années 80 quelques limites, montre bien que la technologie est une condition nécessaire, mais jamais suffisante. Du moins si elle ne s’accompagne pas de garde-fous dans l’appropriation des outils ou de la mise en place d’investissements d’ordre organisationnel.

    Ces réserves sont confortées par le retour des usagers qui dénoncent la persistance de lourdeurs bureaucratiques qui ne sont pas sans rappeler, aux plus «nostalgiques», les temps anciens. Au sein de l’écosystème des arrondissements même, il n’est pas certain que l’e-timbre garantisse un service irréprochable tant que des goulets paperassiers ou l’hétérogénéité des traitements d’un quartier à un autre persistent.

    C’est pourtant d’un chantier d’envergure dont il s’agit. Parce qu’ils touchent directement le citoyen dans son quotidien, les ratés ou les réussites des tentatives de modernisation de l’administration permettent de pointer les écarts qui peuvent exister entre la parole et les actes. Ils comportent un coût technique, temporel ou financier, mais aussi, beaucoup plus douloureux, un coût psychologique qui nourrit le sentiment d’impuissance lorsque le service public s’avère défaillant.

     

     

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