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L'Edito

Divorce

Par L'Economiste| Edition N°:966 Le 27/02/2001 | Partager

La campagne de sensibilisation contre la corruption est lancée. Elle touchera plus de 1.035 collèges, 551 lycées et 300 maisons de jeunesse. En tout et pour tout, quelque trois millions de jeunes vivront une semaine au rythme de ce combat. C'est bien de demander aux enfants d'écrire des poèmes ou des pièces de théâtre. Ce sont les hommes de demain. Cela ne suffit pas.Cette année, la campagne sera plus musclée. La commission chargée de la moralisation de la vie publique a annoncé la couleur. Le nombre de personnes épinglées pour corruption ces deux dernières années est ahurissant. Elles sont dans la Gendarmerie, la Justice et l'Administration territoriale. Une large diffusion sera salutaire et aura valeur d'exemple. Révocations, poursuites judiciaires et suspensions, les mesures prises à l'encontre des fautifs montrent la détermination d'arrêter le fléau. D'ailleurs, trois ministres ont fait le déplacement pour le lancement de cette campagne. Après deux années d'hésitation où l'on avait fini par penser que la lutte anticorruption ne convenait pas au gouvernement, ce dernier montre aujourd'hui sa volonté politique d'endiguer le fléau. Mais, elle reste timide. Car le mal est plus profond. Ce n'est pas la grande corruption qui pose le plus de problèmes au Maroc. C'est la petite corruption de masse qui est la plus vicieuse. Pour obtenir un acte administratif ou une autorisation quelconque, le citoyen doit mettre la main à la poche. Aux yeux de tout un chacun, tout a l'air d'être monnayable: certificat de résidence, “radar”, retrait de permis de conduire, services des hôpitaux publics… Des réformes pour imposer plus de transparence et de discipline sont nécessaires. Il faut séparer ce couple infernal qu'est le corrompu-corrupteur devant la loi et consommer, une bonne fois pour toutes, le divorce.Mohamed CHAOUI

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