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L'Edito

Dissymétrie

Par L'Economiste| Edition N°:2331 Le 01/08/2006 | Partager

Le Festival de Casablanca va perdre sa présidente, Meriem Bensalah, qui a été, et quoiqu’elle en dise elle-même, la personne qui a fait la réussite de cette manifestation. Elle a gagné plusieurs batailles d’un seul coup: la bataille artistique et la bataille du financement, plus deux autres batailles très compliquées, celle du dynamisme contre les routines administratives et la bataille politique contre les islamistes, lesquels n’ont même pas réussi à dissuader ce qu’ils considèrent être leurs troupes naturelles de participer aux festivités. Les festivals comme les plages propres et animées sont autant de défaites politiques pour les extrémistes.A Agadir, en moins tendu, le même mécanisme a été à l’œuvre sous la houlette d’Aziz Akhannouch. Comme Meriem Bensalah, il est une figure dans le monde des affaires: tous deux construisent leur projet comme des entreprises, et c’est ce qui fait leur succès; mais en plus Akhannouch est président de la région. Bien que la région ne soit pas une entité politique puissante, ce qui est bien dommage, le patron du groupe Akwa n’est pas totalement dépourvu de cartes quand le monde politique veut confisquer à son profit les succès du festival. «L’échec est orphelin mais le succès a beaucoup de parents», dit l’adage. Il faut reconnaître qu’il est encore plus vrai en précampagne électorale, où les responsables politiques aimeraient tous tirer profit du succès pour améliorer leur score dans les urnes. Le mécanisme est idéal: pas de risques, pas d’efforts, seulement les bénéfices. Et le système leur donne la capacité de chantage, par les subventions, pour réaliser leurs objectifs. Plus grave, cette capacité de nuisance s’exerce de manière opaque, à l’abri du regard des électeurs.Il y a là une dissymétrie dangereuse qui risque de handicaper puis de faire disparaître les initiatives. Il est urgent d’y remédier. Le retrait de Meriem Bensalah devrait servir d’avertissement.Nadia SALAH

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