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L'Edito

Désastre

Par Nadia SALAH| Edition N°:5338 Le 28/08/2018 | Partager
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Il n’y a pas d’autres mots: le Maroc s’est laissé barboter sa compagnie aérienne.

La RAM ne lui appartient plus. Ni à aucune des entités étatiques du Conseil. Elle n’est même plus sous le contrôle de son management. L’Etat détient pourtant directement 54% du capital. Auquel on a ajouté le Fonds Hassan II (que fait-il si loin de ses missions, sauf à se laisser plumer en silence?) pour 44%.

Autrement dit, il y a l’Etat plus l’Etat, sous décision directe des gouvernements. Qu’on en juge: sur neuf administrateurs, le gouvernement en choisit sept. Il propose un huitième, le PDG, qui sera nommé par le Roi. Mais ce système s’est tellement replié sur lui-même qu’il ne sait plus mettre à jour son site internet depuis 4 ans!

Donc la RAM, c’est une gestion publique, avec des capitaux publics, plus des subventions publiques, et encore des augmentations de capital avec de l’argent public… La RAM ne gagne pas ce qu’elle dépense, et ce depuis des décennies.

On ne le lui reprochera pas car elle a deux fonctions stratégiques: offrir une alternative de développement, sur le Continent (ce qu’elle fait bien) et soutenir le tourisme (ce qu’elle fait avec moins de bonheur et plus d’inconstance). Le Maroc est dans son bon droit sur ces dossiers. Mais il  devait évaluer régulièrement le coût et le résultat. Ce qu’il n’a jamais fait.

Sans contrôle, il est arrivé ce qu’il devait arriver: cette construction est à terre, peut-être définitivement cassée. Les pilotes sont devenus le Conseil d’administration et le président a pris la place du PDG (abandonnée en rase campagne). L’opinion est choquée par les salaires et avantages  extravagants pour une moyenne de 2 heures de travail par jour!

En fait, ils ont simplement occupé un terrain  qui a été laissé sans défense par le gouvernement. Il n’y a même pas eu une seule tentative pour défendre le bien public, la reddition des comptes et les intérêts de la Nation. Un désastre.

 

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