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    L'Edito

    Démocrates

    Par L'Economiste| Edition N°:2824 Le 21/07/2008 | Partager

    Les masses du Budget que l’on va déplacer d’un poste à l’autre sont énormes. En effet, il s’agit de boucher les trous des subventions sur le gaz, qu’un abus de langage continue d’appeler «Compensation», alors qu’il y a belle lurette que le mécanisme est cassé.En dépit de l’énormité de ces masses, il n’y a pas de débat politique sur la question. Le PJD, deuxième parti du pays et premier parti d’opposition, ne s’intéresse pas à la politique économique et n’ouvre jamais ce dossier. L’autre grand parti d’opposition, le Mouvement populaire, a bien en son sein d’anciens ministres, en principe, au fait de la chose publique, mais il se garde bien d’avoir une opinion sur la mise à genoux du budget de l’Etat par la masse des subventions.Certes, les réformes des années 80 et 90 sur la gestion budgétaire, autorisent le gouvernement à procéder ainsi qu’il le fait aujourd’hui, par décret. Cependant, l’esprit de ces réformes était de faciliter de petites mesures techniques, pas de faire des choix de stratégie économique de l’ampleur de ceux d’aujourd’hui.Bien sûr, on rappellera les mécomptes de la dernière fois que le gouvernement s’est lancé dans le processus d’une loi rectificative de finances, processus qui se déroule comme un nouveau projet de budget. C’était en 1989, et, durant un an et demi, l’Etat, au lieu de s’occuper des affaires publiques, a eu toute son énergie absorbée par des discussions budgétaires. Personne n’a plus envie d’engager la Nation sur ce chemin: tant que les règles institutionnelles n’auront pas été rendues plus intelligentes et agiles, l’efficacité continuera à s’opposer à la démocratie.Il n’empêche que les modifications budgétaires par rapport au texte voté en décembre 2007, sont colossales. Elles engagent lourdement le pays pour plusieurs années. Rien que la durée de cet engagement devrait amener tout démocrate à exiger du gouvernement un débat public.Nadia SALAH

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