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L'Edito

Déficits

Par L'Economiste| Edition N°:1618 Le 08/10/2003 | Partager

Le gouvernement ose enfin s'attaquer à la difficile question des retraites. Et il fallait commencer par le plus gros: celle des fonctionnaires. Que l'on soit d'accord ou pas, le mérite de Jettou aura été de faire bouger le mammouth. Sur la problématique des retraites, on reprochait jusque-là aux gouvernements précédents de commander des rapports, -dont L'Economiste s'est fait l'écho depuis plusieurs années-, mais de ne pas passer à l'acte. Dans le privé, la CIMR s'est prise en charge. Dans le public, personne ne s'était risqué jusque-là à prendre des décisions urgentes. Pourtant, les indices ne trompent pas: Il y aura de moins en moins de fonctionnaires qui travaillent et de plus en plus à la retraite. Pour ceux qui affectionnent un jargon plus savant, cela se traduit par un rapport d'un actif pour un retraité en 2020, contre 9 actifs pour un retraité en 2001. Certes, dire que le problème est résolu serait bien optimiste. Les 4,7 milliards de DH que Jettou a promis d'avancer à la CMR en 2004 le sont au titre des contributions de la part patronale de l'Etat. Autrement dit, c'est d'un versement normal dont il s'agit. Il en faudra beaucoup plus si l'on veut pérenniser le système. Pour anticiper les déficits actuarials, le gouvernement réfléchit d'ores et déjà à faire jouer le levier des cotisations. C'est une alternative, mais pas la seule. Il est même curieux que le gouvernement encourage les départs en retraite anticipée, alors que la tendance universelle est au contraire de retarder l'âge de sortie. En outre, obliger une population de fonctionnaires, -qui crient déjà à la baisse de leur pouvoir d'achat-, à accepter une hausse des prélèvements sociaux ne peut se faire sans douleur. Mais il y a quelque chose qui risque de coûter encore plus cher: ne rien faire du tout.Mohamed BENABID

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