×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Défiances

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4931 Le 04/01/2017 | Partager
    salah_nadia_2015.jpg

    La Banque centrale et le HCP sont d’accord: il y aura, sans doute, une petite reprise pour 2017. En fait, statistiquement parlant, c’est obligé. Il faudrait des circonstances dramatiques pour qu’il en aille autrement. On est d’autant plus sûr de ce petit bout de croissance, qu’il a plu à l’automne, sur les grandes zones agricoles.
    La croissance de 2016 a été insuffisante face à l’augmentation de la population. Autrement dit, il y a un appauvrissement du pays. Le Royaume n’avait jamais connu cela, sauf en phase de terrible sécheresse, plusieurs années de suite.

    Aujourd’hui, l’anémie ne provient pas des hasards de la météo.
    Elle vient de la mauvaise politique économique du gouvernement passé. Et comment convaincre les pessimistes qu’ils ont tort de penser que les mêmes dirigeants vont produire les mêmes effets?
    Quoi qu’il en soit, il faudra que la pluie soit particulièrement vaillante pour fabriquer la croissance du Produit intérieur brut.
    En effet, si on regarde l’économie non agricole, le tableau n’est pas brillant. Il envoie des signaux alarmants.

    Il y a d’abord la hausse de certains cours de Bourse, les valeurs sûres de la cote, n’ayant pas de crainte à nourrir, hormis le racket fiscal. La hausse boursière ne correspond pas à une amélioration de leur profitabilité. C’est le résultat de la démarche des acheteurs cherchant refuge. Ce phénomène est l’autre versant de l’absence d’investissements productifs: il y a de l’argent mais pas question de lui faire prendre des risques. Seuls les crédits de consommation progressent. Ce qui, là encore, est l’inverse d’une prise de risque.
    Ces comportements ne se produisent pas par hasard. Ils sont la somme de millions de défiances s’accumulant face au projet gouvernemental. Un projet qui n’arrive même pas à être un gouvernement.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc