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L'Edito

Défi

Par L'Economiste| Edition N°:4675 Le 28/12/2015 | Partager

Le nouvel assaut de Subsahariens à Sebta montre bien que la crise des migrants est toujours présente. Elle traduit encore une fois l’impuissance européenne à apporter une réponse appropriée à l’un des plus grands drames humanitaires de la planète. La sécurité a beau se renforcer, les frontières de la Méditerranée demeurent problématiques et ne dissuadent aucunement des candidats à risquer leur vie. Face à cette situation, la tentation sera forte de rouvrir ce vieux serpent de mer qu’est l’accord de réadmission.
Dans l’agenda européen, ce dossier n’est pas le symptôme de la crise de la politique extérieure de l’UE sur la question migratoire, mais il en est la caricature. La préoccupation est quasi-exclusivement européenne: plus de 9 accords de réadmission sur 10 signés dans le monde le sont du fait de pays européens. Et pourtant, dans les négociations avec le Maroc, l’enlisement dure depuis près de 12 ans, nourri essentiellement par l’impuissance européenne à formuler une ligne claire et à dissiper les conflits de compétences entre ses différentes instances. Certes, l’échec des discussions autour de la réadmission  n’a pas empêché la signature d’accords bilatéraux à l’application plus ou moins effective, ni des retours forcés informels.
Dans une énième tentative, les discussions ont même débouché sur «un accord de mobilité» en 2013. Pas de quoi pavoiser cependant avec cette solution intermédiaire,  moins coercitive juridiquement qu’un accord de réadmission, et qui a rapporté une misère en guise de contrepartie financière aux Marocains: 10 millions d’euros. Le Maroc campe à juste titre sur ses  positions et exige une approche globale sur la question migratoire. Une approche qui, au passage, prendrait en considération les intérêts de ses partenaires africains. La réadmission ne serait qu’une partie du défi. Encore faut-il que l’Europe s’y attaque.

 

Mohamed BENABID

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