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    L'Edito

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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:4888 Le 01/11/2016 | Partager
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    Le HCP reste sans aucun doute une bonne et incontournable instance de production statistique où les équipes ont su garder une indépendance d’esprit pour rester à l’abri de toute interférence. Cette indépendance est négociée sur un triple front. D’abord elle a un coût: les attaques et pressions politiques qu’elle alimente lorsque ses prévisions économiques déplaisent au gouvernement. Ce qui est arrivé assez souvent.
    Ensuite, elle a des conséquences: la difficulté à consolider des données que le HCP est amené à collecter laborieusement auprès des différents services et administrations pas toujours rompus à l’exercice de transparence. Enfin, elle a besoin pour sa consolidation de confiance, un soutien indispensable à l’utilité statistique. Il ne suffit pas que cette confiance ait la caution scientifique et politique. Elle doit se généraliser à l’ensemble des utilisateurs potentiels de plus en plus demandeurs de data publique sous toutes ses formes. Or cette confiance bute pour l’heure sur un chantier de l’open data inachevé.
    L’exigence d’ouverture n’est pas seulement d’ordre méthodologique, ce que le HCP assure sans problème, mais devrait également s’étendre aux données brutes. Celles-ci restent inaccessibles pour l’heure.
    Par exemple, la dernière enquête sur le niveau de vie des Marocains ouvrent l’appétit à plus d’informations, d’investigations et de rapprochements pour évaluer l’étendue des transformations de la société marocaine. Or si les résultats semble livrer quelques indications, les données brutes pourraient donner lieu à d’autres recherches, pour mieux comprendre ce qui se passe et aussi réduire la dissonance entre le perçu et le mesuré, phénomène qui caractérise parfois les enquêtes statistiques. Pour l’opinion publique, ce sera même un gage supplémentaire de crédibilité.

     

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