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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5356 Le 24/09/2018 | Partager
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    La question des délais de paiement suscite une prise en main légitime chez le nouveau ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun. En attentant une véritable montée en puissance de la supply chain finance, tant par l’offre que les tarifs des produits proposés, l’Etat, régulièrement accusé d’étouffer la trésorerie de ses fournisseurs, promet de jouer le jeu. Sursaut salutaire, même si, sur ce grand sujet, il faut se garder de donner immédiatement un blanc-seing.

    Les résultats se font jusque-là à hue et à dia, les donneurs d’ordre publics n’arrivant pas toujours à démontrer une régularité dans leur capacité à se discipliner sur les délais vis-à-vis de leurs créanciers.  Par effet de contagion, c’est ce qui sert de détonateur à la bulle du crédit interentreprise, souvent au détriment des engagements pris en matière de RSE par les grands groupes avec leurs sous-traitants.

    La situation est très tendue à en juger par le nombre de défaillances d’entreprises au Maroc, environ 6.000 en moyenne par an avec un pic de plus de 8.000 pour 2017. Quant aux pronostics pour l’année en cours, ils ne donnent guère de signes  d’amélioration dans la boule de cristal des assureurs-crédit.

    Oui cette sinistralité comporte des défaillances consécutives plus à la baisse des carnets de commandes qu’aux problématiques d’accès au financement. Dans le lot, il y a en effet aussi des structures intrinsèquement condamnées, car mal gérées ou en raison de business modèles fragiles.

    Les milliers d’unités viables économiquement, mais menacées par les dysfonctionnements du marché du crédit interentreprises sont en revanche plus défendables. Faute de trésorerie, beaucoup n’arriveront ni à grandir ni à survivre et encore moins à se positionner à l’international. C’est donc bien de la compétitivité marocaine dont il s’agit.

     

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