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    L'Edito

    Corruption

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4790 Le 08/06/2016 | Partager
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    Au nom du PJD, qui a pourtant une bonne réputation sur cette question, le ministre Aziz Rabbah affirme que la corruption a «baissé de 50 à 80%».  Les uns lui demanderont d’où sortent ces chiffres sur une «activité» cachée, par nature. Les autres s’étonneront fielleusement qu’il n’arrive pas à la faire disparaître, puisqu’il sait la compter.

    Trêve de plaisanterie. Par définition, la corruption échappe à la quantification. Ni le corrupteur, ni le corrompu ne laisse de trace; aucun ne signe de reçu! Personne ne sait donner de chiffres, nulle part dans le monde, sauf si on a l’intention de mentir.
    Au mieux, on a des impressions sur la corruption ambiante, dans tel ou tel secteur économique ou administratif.  Et là, l’indice marocain de la corruption est de plus en plus mauvais. Le ministre n’en parle pas. Il faudrait pourtant.
    En se rapprochant des normes de l’OCDE, Rabat a l’obligation d’appliquer des mesures anticorruption, comme en matière d’évasion fiscale et d’échange de données.
    Continuer à se soustraire à cette obligation serait une erreur stratégique du même calibre que celle qui nous a fait négliger la position américaine contre le Sahara marocain. Le Maroc, ses habitants et ses entreprises seront de plus en plus montrés du doigts et ce, de manière collective, sans égard pour le comportement de chaque personne et de chaque société.
    Or, non seulement, aucun gouvernement ne s’est occupé de la question, non seulement l’Instance ad hoc n’a rien fait, mais en plus, l’information, premier vecteur de lutte, est muselée.  Le code de la presse punit de plusieurs années de prison le journaliste qui ne fournit pas une preuve écrite d’un acte de corruption (sic!).
    Autant dire que la corruption ne peut pas baisser: la loi la protège pour qu’elle continue et prospère.

     

     

     

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