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    L'Edito

    Confiance

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5341 Le 31/08/2018 | Partager
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    Chiche, le chantier régionalisation avance à grands pas. Ouille! la gabegie des élus se poursuit à en juger par le dernier rapport de la Cour des comptes.

    Ainsi va l’actualité dans les territoires. De maigres espoirs en préoccupations persistantes. La gestion communale est une maison malade qu’il faut guérir à tout prix. Elle ressemble à un corps en salle de réanimation que tentent de réveiller des promesses de réformes récurrentes, mais que continuent de terrasser des dysfonctionnements profonds.

    Ces résistances mettent en évidence les difficultés à développer de nouveaux réflexes. Elles expliquent dans la foulée pourquoi de nombreuses responsabilités stratégiques restent entre les mains des administrations centrales. Loin des préconisations de déconcentration du New Public Management. Le changement n’est jamais le bienvenu tant qu’il continue de déranger une nébuleuse de pouvoirs locaux.

    Le rapport de la Cour des comptes en énumère pas mal et continue de balayer quelques idées reçues. L’explication de la rareté des ressources par exemple ne résiste pas à l’analyse du moins pas dans toutes les situations.

    Pour plusieurs communes, l’argent est là, mais il n’y a personne pour le recouvrer compte tenu d’une gestion financière et comptable archaïque.

    Là où l’indécence est à son comble, c’est lorsque les caisses des communes sont vides alors que les trains de vie de certains de leurs présidents, et de leurs associés,  semblent extravagants et décalés des revenus officiels... Ces diagnostics sont révélateurs au passage du niveau de service, souvent lamentable, rendu à l’usager et au contribuable.

    Il y a des raisons de s’inquiéter. Jusque-là, ce sont les enjeux de développement du territoire, la capacité de l’arrière-pays à décoller qui mettaient tout leur poids dans la balance. Désormais, c’est la confiance qui est en jeu et l’effondrement du moral national.

     

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