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    Compétences

    Par Nadia SALAH| Edition N°:4894 Le 09/11/2016 | Partager
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    Charles de Gaulle, père et premier président de la Ve République française, disait qu’avec un système électoral à la proportionnelle, «moins on a de voix, plus on a de pouvoir».
    Abdelilah Benkirane, chef de gouvernement sortant et «redésigné», rencontre le même souci: les anciens grands partis, aujourd’hui en perte de vitesse, veulent vendre le plus cher possible – en nombre de ministres,  l’appoint qu’ils apportent à la coalition. Aux affaires depuis près de 20 ans, le PPS est le meilleur dans ce sport.
    Trois semaines après les élections, le public se lasse. Le Roi aussi.
    Lassitude logique. On ne peut pas excuser le chef de gouvernement au motif de son inexpérience: c’est quand même la troisième fois qu’il construit un gouvernement et ce, après bientôt 30 années passées au Parlement et 40 ans d’activité politique. Bien peu d’hommes politiques marocains peuvent aligner un tel vécu, bien qu’il veille à se donner une image de nouveau venu. Cette expérience devrait mettre la future équipe gouvernementale à l’abri des erreurs de casting.
    Il a fallu attendre un Boussaïd pour arrêter l’effondrement financier du Royaume, un Elalamy pour tenter de recréer des emplois industriels, un Hassad pour assurer la sécurité avec les droits de l’Homme; citons aussi un Daoudi, qui aura probablement fait mieux que sa façon de le faire.  Mais il a fallu protéger un Akhannouch d’attaques ignominieuses qui auraient directement abîmé l’agriculture. Pour le reste, au tourisme, à l’emploi, à l’enseignement, à l’habitat, aux affaires sociales, au transport, aux mines, au sport… On n’a guère vu de compétences à l’œuvre, sauf un remarquable savoir-faire pour se rendre invisible et inaccessible en cas de coups durs.
    Le monde économique et l’opinion sont fatigués de ce genre de gestion. Elle coûte cher, elle met le Maroc en retard et ne sert pas la démocratisation.

     

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