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L'Edito

Communication

Par L'Economiste| Edition N°:2375 Le 04/10/2006 | Partager

La création d’un poste de gouverneur chargé de la Communication au sein du ministère de l’Intérieur est l’une des mesures-phares du dernier mouvement. C’est sans doute celle qui impacte directement les journalistes dans l’exercice de leur fonction. Il y a quelques semaines, le ministère de l’Intérieur avait déjà manifesté son intention de mieux organiser l’information à diffuser auprès de la presse. Il est vrai que l’Intérieur est l’un des rares ministères où il est difficile de trouver un interlocuteur. Du moins un interlocuteur réactif dans des délais convenables. Nous osons espérer que la démarche est donc de bonne foi, et qu’il n’y a pas d’autres considérations en jeu. Cela ne nous empêche pas de formuler quelques réserves. Par le passé, des initiatives similaires n’ont pas été une vitrine convaincante des vertus de la centralisation. La centralisation de l’information en particulier offre un certain pouvoir. Celui de la langue de bois des communiqués. Et ce n’est sans doute pas ce que les journalistes affectionnent le plus. Dans d’autres situations, cette centralisation conduisait à ne pas diffuser d’information. Soit que les ministères considèrent l’information existant en leur sein comme leur propriété, soit que Monsieur Communication est complètement largué ou pas «in» pour les décisions stratégiques. Dans le sillage des affaires Ansar al Mahdi et des narcotrafiquants, les journalistes ont pu accéder à une information décentralisée. Ce qui est une situation tout à fait normale. Les journalistes spécialisés dans les affaires judiciaires en particulier s’appuient sur un réseau de sources importantes, policiers et magistrats. Les liens de confiance qu’ils établissent avec ces interlocuteurs leur permettent, de temps en temps, d’être briefés à l’avance. En aucun cas, il ne s’agit de compromettre les secrets d’instructions dont la presse ne connaît que trop bien les contraintes. La liberté d’informer ne doit pas être mise en cause tant qu’elle n’entrave pas la bonne marche des enquêtes.Mohamed Benabid

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