×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Cible

Par L'Economiste| Edition N°:958 Le 15/02/2001 | Partager

Le tourisme est un des viviers sur lequel le Maroc peut asseoir son développement. Depuis les Assises de Marrakech, un consensus politique s'est opéré autour de ce secteur. Reste à travailler sa périphérie, car le produit touristique est un tout. Le client achète d'abord un cadre global. Un petit incident avec un marchand de tapis, et c'est une contre-publicité pour la destination. D'où l'intérêt de la sensibilisation des professionnels et des populations. Mais, ne nous trompons pas de cible. Le tourisme ne se développera que s'il arrive à combler les énormes déficiences de qualité de service. Comme dans toute activité de services, la qualité des hommes est l'élément qui fait la différence. Or, l'analphabétisme gangrène l'hôtellerie (pour ne citer que cette branche), considérée pourtant comme la colonne vertébrale de l'industrie touristique. Résultat: des employés mal formés et souvent démotivés face à une clientèle toujours plus exigeante. Dans la plupart des entreprises hôtelières, la formation continue est le cadet des soucis du management. Conséquence: une qualité de service bien souvent décalée par rapport au nombre d'étoiles affiché sur la façade et, donc, au prix de la prestation. A la sortie, bien des clients ont le sentiment d'avoir été victimes d'attrape-nigauds. D'ail-leurs, les grands tour-opérateurs européens procèdent eux-mêmes à un reclassement: souvent un cinq étoiles au Maroc ne vaut plus qu'un quatre étoiles dans leurs tablettes.Au-delà, l'un des enjeux majeurs réside dans le rejaillissement de la richesse que génère le tourisme sur le niveau de vie des populations locales. Si celles-ci ne sont pas assez associées à la manne que dégage l'activité touristique, il ne faut pas s'attendre qu'elles se sentent concernées. Sans cela, toute communication n'aura pas plus d'effet qu'un prêche dans le désert.Abashi SHAMAMBA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc