×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Chapeau

Par L'Economiste| Edition N°:1657 Le 08/12/2003 | Partager

Ce n’est pas dans les habitudes de L’Economiste d’encenser les gouvernements, mais cette fois, celui de Driss Jettou mérite un coup de chapeau appuyé. Dans un environnement terriblement stressant, incluant les cinq bombes qui ont explosé à Casablanca le 16 mai, le Premier ministre et son équipe rapprochée ont réussi à produire une croissance sérieuse. Cette croissance est assez profonde pour inclure le défaut traditionnellement lié à la croissance au Maroc, à savoir le creusement du déficit commercial.Certes, une bonne partie de la reprise vient directement des nuages, mais pas seulement puisque les secteurs non liés à la pluie progressent aussi très honorablement.Les signes de la profondeur de cette reprise sont naturellement dans l’achat des biens d’équipements industriels, lesquels vont avec une explosion de la consommation électrique: les entreprises investissent bel et bien, et elles font tourner leurs machines plus vite et plus fort. Ces données soulignent encore une fois le décalage qu’il y a entre la vraie vie et celle qui se joue dans le monde des courtisans et une partie du monde politique. Il n’y a pas deux mois, ces sphères s’étaient jointes pour réclamer à cor et à cri le limogeage de Jettou et son équipe rapprochée. Ces procédés avaient choqué le monde des affaires, qu’il soit marocain ou étranger: par quelle aberration mentale pouvait-on en arriver à privilégier quelques ambitions personnelles à l’intérêt d’un pays qui est en train de se ressaisir? Heureusement, le Souverain n’a pas donné suite à ces demandes tandis qu’au Parlement, les élus sont restés fermes sur l’alliance entourant le gouvernement. Ce faisant, ces institutions ont montré qu’elles sont sûres et rationnelles, respectueuses des choix des électeurs. Ceci ne peut que conforter la reprise économique en démontrant que l’environnement institutionnel refuse les caprices.Et cela aussi mérite un coup de chapeau. Nadia SALAH

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc