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L'Edito

Budget social?

Par Nadia SALAH| Edition N°:5618 Le 21/10/2019 | Partager
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Un bon point pour le gouvernement El Othmani: il a laissé travailler les journalistes de manière à ce que les citoyens qui le souhaitent soient informés du contenu budgétaire. Ce qui n’est pas une bagatelle. Le chef de gouvernement et son ministre des Finances en ont profité pour imposer deux mots: social et confiance.

Que ce soient des objectifs, nul ne le conteste.

Que ce soit la marque du Budget de 2020, c’est une autre paire de manche!

La structure financière n’est pas modifiée. Nous ne le pourrions d’ailleurs pas, même avec la meilleure volonté du monde.  Et ce pour deux raisons.

La première est strictement financière. Non seulement l’Etat s’est endetté, mais il a masqué une part inconnue de dettes en ne payant qu’au compte-goutte ses fournisseurs, y compris via ses établissements semi-publics. Y inclus, le hold-up de la TVA.

La deuxième raison est politique: depuis des années, la fonction publique négocie avec elle-même les augmentations de revenus qu’elle s’octroie. Sur ce dernier quart de siècle, il n’y a eu qu’Abdelilah Benkirane et la Cour des comptes pour s’offusquer de ce «prodige».

Le contexte politicien de la course aux influences et la structure financière publique étant ce qu’ils sont, ce n’est évidemment pas là que l’on peut appliquer le mot «social».

La dernière fois que le Maroc s’est mis dans pareil cas, il n’y avait pas de courses aux influences, mais il a fallu 20 ans pour s’en sortir. Une moitié pour remettre les comptes à jour, l’autre moitié pour des réformes au pas de charge afin de changer de modèle économique. Donc, le social distributif, oublions!

Pourtant, on peut changer la face du Royaume en matière de services publics, de services aux publics. Il n’est pas admissible, par exemple, qu’une part du personnel éducatif et de santé n’effectue pas son travail.

La vraie, la seule réforme sociale possible est là.

Elle n’est inscrite nulle part dans le Budget.

 

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