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L'Edito

Bête noire

Par L'Economiste| Edition N°:3355 Le 06/09/2010 | Partager

LE montant est énorme: à fin 2009, l’encours des incidents de paiement s’est élevé à plus de 62 milliards de DH! De quoi donner le tournis.Alors, quelles conclusions tirer de cette recrudescence affolante?D’abord, les textes de loi et les fameuses campagnes de sensibilisation n’ont servi apparemment à rien. Et pourtant, la loi de 1997 sur le chèque (13 ans déjà!), qualifiée de novatrice, avait pour but de changer les mentalités et les comportements. Et surtout assainir une situation devenue intenable. Elle a été présentée comme une sorte de plan d’attaque. Apparemment non. Selon les derniers chiffres, les fraudeurs sévissent toujours et plus fort au mépris de la loi. Après une petite rémission, le chèque a rechuté et a pratiquement perdu de sa crédibilité. Il est devenu ainsi la bête noire des commerçants qui exigent des garanties supplémentaires ou le rejettent tout simplement. D’autres ne reconnaissent que le chèque certifié et donc toute la lourdeur qui va avec.Ensuite, ce phénomène qui prend de l’ampleur peut mettre en péril toute une économie. En effet, cette situation ne fait qu’encourager l’informel et les paiements en cash. Et donc élimine la traçabilité des transactions commerciales. C’est donc toute la transparence et la confiance dans les affaires qui en prennent un grand coup. Enfin, le travail de sensibilisation des textes ne doit jamais s’arrêter. Communiquer et expliquer peuvent permettre de combattre les acrobaties des récidivistes et d’éviter les dérapages. Il faut aussi appliquer à la lettre les textes et les sanctions. Le pays ne peut plus se permettre de traîner d’aussi gros boulets. Un autre chantier de la moralisation des affaires qu’on ne devrait surtout pas laisser tomber.Meriem OUDGHIRI

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