×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Bel exemple!

Par Nadia SALAH| Edition N°:4736 Le 24/03/2016 | Partager
salah_nadia_2015.jpg

 

C'est un incroyable tour de force qu’a réussi l’Instance de prévention de la corruption: exister depuis presque dix ans (2007) et n’avoir pas fait grand-chose d’autre que quelques épisodiques concours de dessins d’enfants, financés avec de la coopération étrangère.
Pendant ce temps, le Royaume du Maroc dégringole dans les classements mondiaux. L’OCDE, que Rabat a rejointe – via Bank Al-Maghrib et l’Office des changes – pour la lutte contre le blanchiment d’argent transfrontalier, envoie de temps en temps quelques communiqués pour tenter d’intéresser les pouvoirs publics marocains à l’affaire. En vain: pas plus que l’Instance elle-même qu’un ministère ne répondent. Ni l’une ni les autres ne trouvent de raison pour reprendre ce dossier, qui abîme tant la réputation internationale du pays. Et ce sans compter la perte de confiance des citoyens ou la baisse de la qualité des choix économiques, publics ou privés.
Pourtant, comme à chaque campagne électorale, les discours politiques sont pleins à ras bord de dénonciations et de promesses.
La corruption est devenue le plus bel animal de meeting, servie à tour de bras et de langue partout.
En fait cela remonte loin. Basri en avait fait un instrument pour bien tenir à sa main les élus municipaux. Cela a si bien fonctionné qu’aujourd’hui encore les habitants sont sûrs que la gestion locale ne fonctionne que de cette manière.
Bien des électeurs seraient prêts à abandonner toute idée de démocratie et de liberté civique en échange d’une gestion technocratique qui sache rendre des comptes. Peut-il y avoir résultat plus désastreux que cette mise en balance?
L’Instance n’était pas soumise aux affres politiciennes: pas d’ambition donc, pas de résultat et, cerise sur le gâteau, pas de compte rendu… Bel exemple!!!

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc