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    L'Edito

    Audibles

    Par L'Economiste| Edition N°:3618 Le 19/09/2011 | Partager

    Les entreprises recrutent et c’est une grande consolation en cette période de transition politique.
    La carte jouée par certaines filières comme l’automobile ou l’aéronautique par exemple, ou encore les chantiers d’infrastructure qui dopent le BTP, explique sans doute cet appétit. Les premières apportent à la fois une spécialisation et permettent de lutter contre le phénomène de la précarité, vu les exigences en termes de qualification de ces activités. Les seconds structurent l’offre en emplois déclarés, surtout que cette transparence est l’une des conditions pour soumissionner aux marchés de l’Etat.
    Bien évidemment, des recrutements il n’y en aura jamais assez. La vraie crise, on le sait, c’est celle de la croissance sans emploi. D’abord la corrélation n’est pas établie systématiquement. Une hausse de un ou deux points du PIB peut ne pas avoir d’effet contre le chômage, car le marché de l’emploi accueille les nouveaux arrivants, récemment diplomés, mais aussi ceux qui auraient momentanément suspendu leur activité. Ensuite, les failles ont été clairement réaffirmées ces dernières semaines, notamment la formation professionnelle dont les entreprises s’inquiètent très sérieusement, ainsi que la désindustrialisation dont le gouffre du déficit commercial nous renvoie une image effroyable. Il faut agir sur ces deux fronts en réformant, en faisant preuve d’imagination pour les secteurs porteurs et les entreprises qui se démènent pour balayer cette impression de sinistrose.
    Lorsqu’on demande à celles-ci de financer du chômage partiel à travers l’IPE par exemple, il faut qu’en contrepartie, elles puissent avoir des garanties qu’elles ne seront pas plombées par le coût social de l’emploi. Et sur ces questions-là, les entreprises n’ont pas l’impression qu’elles sont suffisamment audibles.

    Mohamed Benabid

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