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L'Edito

Assises

Par Nadia SALAH| Edition N°:5249 Le 11/04/2018 | Partager
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Après avoir mal commencé, l’année  2017 s’est bien terminée sur le plan du tourisme, avec une progression des entrées nettement supérieure à la moyenne mondiale. Mais on n’a toujours pas retrouvé les taux d’occupation de 2014 par exemple, et ce dans presque toutes les catégories de logements.

Et on ne sait pas répondre à des questions stratégiques comme jusqu’où peut-on se servir de la RAM pour faire la promotion des venues de voyageurs? A partir de quand faut-il bloquer les projets de chantiers à Marrakech? Comment arrive-t-on à construire de si beaux aéroports pour y mettre de si navrants services dedans?

Pourquoi ne sait-on pas ou plus former mille et un métiers du secteur? Comment gérer les contradictions entre  la montée des pouvoirs régionaux et l’indispensable stratégie nationale? Comment le business du tourisme peut-il se greffer au mieux avec des branches industrielles qui se sentent de plus en plus abandonnées?

Ce n’est là qu’un échantillon de questions restées sans réponse depuis que le Maroc ne tient plus ses Assises du tourisme. Il avait traversé les vagues terroristes mondiales et nationales des années 2000, s’est cassé le nez sur les printemps arabes et sur  l’ubérisation des réservations. L’ubérisation est cette forme d’économie dont on ne peut plus se passer mais dont on commence juste à mesurer le côté férocement prédateur.

Par-dessus le marché, le pays s’est trouvé dans un contexte inattendu où des destinations comme l’Espagne et la Grèce ont été capables d’offrir des services plus professionnels à des coûts inférieurs parce qu’elles étaient en crise sévère.

Dans un tel contexte, l’initiative de Mohamed Benamour doit être saluée. Fondateur du groupe KTI et un des pères respectés du tourisme marocain, il offre de relancer des mini-assises aujourd’hui, via un think tank de sa création, le CDS, avec la CGEM.

La résilience de 2017 encourage à retisser une stratégie. Une occasion à ne pas manquer.

 

 

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