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Un programme de l'USAID pour promouvoir la scolarisation de la fille en milieu rural

Par L'Economiste | Edition N°:462 Le 12/03/1999 | Partager

· Seulement 34,8% de filles scolarisées vont à l'école en milieu rural
· Première étape du programme de l'USAID, la sensibilisation
· Cinq provinces-pilotes: Al-Hoceima, Errachidia, Essaouira, Ouarzazate et Sidi Kacem


La lettre du Souverain à M. Abdelaziz Meziane Belfquih le prouve une fois encore: le système éducatif national n'a que trop besoin d'être réformé. L'un des indicateurs les plus pertinents qui permettent de mesurer son échec est le faible taux de scolarisation des filles en milieu rural. Ainsi, seulement 34,8%(1) d'entre elles connaissent les bienfaits de l'école.

Mobiliser et sensibiliser


Dès lors, toute tentative d'amélioration de l'éducation à la campagne doit irrémédiablement se traduire par un effort supplémentaire pour la promotion de l'accès de la fille rurale à l'école.
C'est dans ce sens que se trouve la finalité du GEA (Girl Education Activity), programme de l'USAID, l'agence d'aide américaine. "L'objectif est de mobiliser et sensibiliser différentes audiences, comme les entreprises, les ONG ou les autorités locales, à l'importance de l'appui de la scolarisation en milieu défavorisé, notamment dans le rural", indique Mme Najat Yamouri Saher, coordinatrice du projet GEA pour l'USAID.
Ainsi défini, le GEA vise à créer un processus de sensibilisation en faveur de la scolarisation des filles rurales. Il s'agit aussi de réduire les disparités entre filles et garçons et entre urbain et rural quant aux chances d'accès à l'école.
Sensibiliser, mobiliser et impliquer, tels sont donc les maîtres-mots du GEA.
Pour qui s'attend donc à recevoir des fonds, il sera vite déçu. "Ce n'est point la finalité du programme de financer l'école", rappelle Mme Yamouri. Cette finalité-ci, poursuit-elle, consiste plutôt à amener une expertise nouvelle à des projets viables proposés par des ONG locales, à les accompagner à mobiliser le milieu environnant et à chercher des partenaires éventuels au cas par cas. Ce partenariat variera en fonction de l'environnement immédiat de l'école.

Appuyer les ONG locales


Pour l'instant, le GEA concerne en priorité cinq provinces choisies par l'USAID. Il s'agit d'Al-Hoceima, Errachidia, Essaouira, Ouarzazate et Sidi Kacem.
En partenariat avec le Ministère de l'Education Nationale, des écoles-pilotes d'expérimentation ont été désignées comme point de départ. Les résultats les plus probants sont enregistrés au niveau des provinces de Sidi-Kacem et Al-Hoceima, où les projets d'amélioration des infra-
structures des écoles ont débuté il y a près de huit mois. Le GEA, en coordination avec le comité de soutien de la scolarisation des filles, a appuyé la coordination entre les ONG d'une part et les bailleurs de fonds (Ambassades du Canada, de Grande Bretagne et du Japon) et les autorités locales d'autres part et ce, pour assister les populations locales dans le renforcement des infrastructures éducatives.
"Les ONG locales sont même arrivées à mobiliser des établissements publics de leur région (ONE, ONEP, notamment) pour intervenir et aider aux travaux entrepris", se félicite Mme Yamouri.

Ghassan KHABER

(1) Selon la dernière enquête de la Direction des Statistiques, de la Perspective et de la Programmation du Ministère de l'Education Nationale.

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