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Un pompiste intente un procès à Shell

Par L'Economiste | Edition N°:669 Le 28/12/1999 | Partager

· Il l'accuse de négligence et de pratiques détournées
· Selon l'avocat du plaignant, la compagnie tente de liquider les contrats indésirables


Rien ne va plus entre la compagnie Shell et le pompiste Smaïn Zhari. Ce dernier a décidé de saisir la justice pour demander réparation. Il accuse la compagnie d'user de pratiques détournées pour l'obliger à rompre le contrat. Selon M. Belhachmi Faouzi, avocat du plaignant, le cas de M. Smaïn Zhari n'est pas isolé. Pour lui, les compagnies pétrolières veulent "liquider les contrats indésirables". Il traite, avance-t-il, actuellement plusieurs dossiers du même genre.
Pour ce qui est de l'affaire de M. Zhari, opérant dans un quartier populaire de la ville de Casablanca, l'histoire a atteint son paroxysme lorsque son fils Abdessamad Zhari a découvert que les compteurs des distributeurs de carburant de la station ont été trafiqués. Ce jour-là, en comparant les chiffres des compteurs de la veille, celui-ci a relevé un déficit de 360 litres d'essence super. Après investigations, il s'est avéré que l'un des aides de permanence cette nuit-là pratiquait ce manège depuis déjà un bon moment. Pour lui, c'est le technicien de la compagnie pétrolière Shell qui lui aurait appris à bloquer les compteurs. Actuellement, l'affaire est entre les mains de la justice. Les responsables du service juridique de la compagnie, pour leur part, affirment ne pas être au courant de l'affaire. Contactés à plusieurs reprises, ils n'ont laissé filtrer aucune information à propos du sujet. Selon l'expression de l'un des cadres, "si affaire il y a, nous préférons la régler devant les tribunaux et pas sur les colonnes d'un quotidien".
Selon M. Zhari, qui été auparavant distributeur de Texaco, les racines du conflit remontent à plusieurs années et exactement depuis que Texaco est passée dans le giron de Shell. "J'ai dû refaire tous les travaux moi-même notamment la peinture, alors que ce sont eux qui devaient normalement l'effectuer", précise ce pompiste. Et d'ajouter: "Ils n'ont rien voulu savoir également lorsque l'une de nos citernes a explosé. Ils se sont contentés d'envoyer l'un de leurs experts qui a relevé l'ampleur des dégâts sans plus, alors qu'une fois encore ce sont eux qui devaient la réparer". Selon lui, c'est la chute des ventes de la station qui est la cause de cette prise de position de la part de la compagnie.
Par la suite, Shell a obligé M. Zhari, selon son expression, à remplacer l'ordinaire par le gazoile et puis récemment la découverte du manège de l'employé de la compagnie.
A noter que le contrat de dix ans liant M. Zhari à Shell a expiré il y a quatre ans. Depuis, celui-ci affirme avoir tout tenter pour le renouveler, sans succès. D'après lui, les responsables de la compagnie ont toujours trouvé le moyen "pour faire traîner les choses". Le 30 novembre dernier, ils ont rompu le contrat "d'une manière unilatérale et sans préavis", précise M. Zhari. Il a donc décidé d'intenter un procès à l'encontre de Shell pour l'ensemble de ces faits.
Pour l'heure, la compagnie ne livre plus la station. Cette dernière s'est concentrée sur la réparation de pneus.

Abdelaziz MEFTAH

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