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Politique

Un nouveau sondage de l’IRI: Le PJD porté par les indécis

Par L'Economiste | Edition N°:2361 Le 14/09/2006 | Partager

. Le parti toujours plébiscité, mais moins qu’en 2005. Les indécis, des électeurs vulnérablesL’International Républican Institut (IRI) récidive. Après avoir défrayé la chronique en 2005 et décoiffé la classe politique avec les révélations sur les scores du PJD, le voilà dans un autre sondage. L’équipe de cet institut, proche du parti républicain américain et orienté vers la politique, mène actuellement une campagne pour assurer le service après-vente. En effet, les résultats sont présentés et expliqués aux partis politiques et à des personnalités influentes. La tournée n’est pas encore achevée, mais, d’ores et déjà, les commentaires vont bon train sur ses révélationsComme pour le premier sondage, l’IRI crédite le PJD d’une large victoire aux prochaines législatives avec néanmoins moins d’intentions de vote qu’en 2005. Le parti de Saâd Eddine El Othmani caracolerait en tête avec 41% des intentions de vote, si les élections ont lieu demain au Maroc (contre 47% en 2007). En fait, il faut nuancer ce résultat dans la mesure où les indécis représentent 55% des sondés. Ce sont eux qui feront la différence. Si cette population hésitante doit décider tout de suite de son vote, elle choisirait le PJD à hauteur de 66,3%, l’USFP (6,2%) et l’Istiqlal (3,2%). Ceux qui persistent avec la réponse «aucun» obtiennent 15,3% et autres 6,4%. Les sans réponse 2,3%. L’importance du poids des indécis se retrouve également dans une partie du sondage: lors d’une première réponse sur les intentions de vote, c’est l’USFP qui arrive en tête avec 13%, suivie de l’Istiqlal et du PJD ex-æquo avec 9%. Loin derrière viennent le MP et le RNI avec 3% et l’UC 2%. Le premier sondage avait accordé 15% au parti de Mohamed El Yazghi, 13% à celui de Abbès El Fassi et 10% au PJD.Même si le PJD a reculé de 6 points par rapport au précédent sondage, il reste de loin le premier qui domine l’échiquier politique, selon le sondage de l’IRI. Des politiques ne manqueront pas de relativiser les performances du PJD en invoquant le choix du deuxième degré (celui des indécis) qui présente un niveau de confiance très faible. Mais surtout il y a le revers essuyé par le parti au niveau du collège des collectivités locales lors du renouvellement du tiers de la deuxième chambre du Parlement. La classe politique doit tirer l’enseignement essentiel: la vague de fonds islamiste est là et il faudra bien la calculer. La majorité, si elle veut rempiler, devrait agir sur cette composante décisive que sont les indécis. Personne ne contestera le fait que le taux de participation lors des dernières élections législatives de septembre 2002 a été très faible, au point de tomber à moins du tiers dans certaines circonscriptions.Selon l’Institut américain, les électeurs indécis sont typiquement perçus comme des «swing voters», c’est-à-dire des gens qui ont l’intention de voter aux élections sans avoir une forte filiation à un parti. Ils peuvent conditionner leur vote par des questions d’actualité, des plates-formes ou des personnalités. C’est aux partis d’être à leur écoute pour formuler des messages en fonction des attentes de cet électorat. Cependant, une chose est sûre, les responsables des partis , en particulier ceux qui sont mal notés, seront tentés d’organiser une cabale, dénoncer la qualité du sondage. Certains d’entre eux, comme l’USFP ou l’Istiqlal, vont réclamer la nécessité de mettre en place une réglementation, particulièrement à la veille des élections législatives. En tout cas, l’IRI les encourage à utiliser les sondages comme outil pour identifier les préoccupations majeures des électeurs, mesurer la popularité des candidats et informer des décisions stratégiques au cours d’une campagne. Le but est d’arriver, comme dans les démocraties occidentales, à mettre cet outil à la disposition des décideurs. Cela créera une sorte de dynamique qui permettra aux citoyens de s’impliquer davantage dans le jeu politique.


Le respect des engagements

Le sondage révèle plusieurs paradoxes. Beaucoup ne savent pas pourquoi ils voteront pour tel ou tel parti politique. En effet, 47% des sondés ne savent pas quelle est la chose qui les attire le plus dans un parti. 14% pour son histoire, 8% sa plate-forme, 6% ses leaders. Selon le sondage, le «respect des promesses et des engagements» est la chose la plus importante pour gagner la confiance des citoyens pour 22% des sondés. 19% fondent leur confiance sur la lutte contre le chômage et 10% sur le travail pour l’intérêt général.


Fiche technique

Le sondage a été réalisé auprès de 1.500 personnes représentatives de l’ensemble de la population âgée de 18 ans et plus. L’enquête a couvert 13 régions (les provinces du Sud ne sont pas comprises). L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas. Une équipe de 16 enquêteurs professionnels ont réalisé ce sondage entre le 23 janvier et le 17 février 2006. Les entretiens ont été réalisés en face à face à domicile. C’est le cabinet LMS-CSA marketing & sondages qui a réalisé l’enquête pour le compte de l’IRI.La répartition s’est basée sur les statistiques officielles du recensement général de la population et de l’habitat de 2004. Ainsi, les quotas sont définis par milieu d’habitation (urbain/rural), sexe, âge, catégorie professionnelle, niveau d’instruction et type de logement.Mohamed CHAOUI

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