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Economie

Rapport Standard and Poor’s
Les banques privées creusent encore plus l’écart

Par L'Economiste | Edition N°:2261 Le 24/04/2006 | Partager

. Les ex-OFS toujours pointés du doigt. La BCP sort du lot. La qualité des actifs s’amélioreL’agence de notation internationale Standard and Poor’s (S&P) dresse un bilan mitigé du secteur bancaire marocain. Dans un rapport daté du 20 avril, l’économiste Anouar Hassoune estime que le secteur «commence à croître solidement après une phase de stabilisation ces trois dernières années». Dans son analyse du secteur, qui compte 15 établissements, l’agence de notation opère une différenciation claire entre la performance des banques privées et celles publiques. «Le gap qui les sépare s’est creusé davantage ces dix dernières années». Cela est dû aux difficultés rencontrées par le passé par les ex-OFS. S&P cite la mauvaise gestion et la politique défaillante d’octroi des crédits. Mais le gouvernement, avec l’aide de divers partenaires, et au travers d’une approche au cas par cas, «est en train de rectifier le tir de façon équilibrée, prudente, mais lente».Des quatre institutions publiques, le Crédit Populaire du Maroc représente, selon l’agence, la seule institution «à avoir un profil comparable à celui des banques privées».Selon le document, l’une des faiblesses du secteur, qui polarise 339 milliards de DH de dépôts dont 25% provenant des MRE, est la qualité des actifs qui «n’a pas arrêté de se détériorer pendant sept ans». Ce n’est qu’en 2005 qu’ils ont commencé à s’améliorer, avec un taux de créances en souffrance estimé à 16,2% cette année-là. En excluant celles des ex-OFS, ce taux ressort à 10,3% à fin 2005. S&P prévoit une baisse de ce taux à l’avenir. Dans le pire des cas, il devrait se stabiliser si les créances en souffrance des PME croissent à moyen terme du fait d’une augmentation des crédits qui leur sont accordés.Si les crédits sont généralement appuyés par des garanties suffisantes, S&P estime que «le code de commerce place les banques dans une position relativement faible» dans la négociation avec les mauvais payeurs. Ce texte «limite le pouvoir des banquiers à récupérer les actifs des sociétés défaillantes». L’agence de rating souligne aussi le fait que «les dossiers de faillite traînent en justice».Les auteurs du rapport soulignent toutefois que l’adossement de plusieurs établissements à des banques étrangères «leur permet de bénéficier d’un transfert de technologie et d’un savoir faire». En outre, le niveau de rentabilité du secteur résiste, malgré une forte pression sur les marges d’intérêt. Cette rentabilité est préservée grâce à une consolidation dans le secteur et l’adoption d’une politique de niche. L’une des ambitions-clés des banques est de devenir universelles. Pour ce faire, elles élargissent leur palette de services, notamment dans le crédit à la consommation. T. H.

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