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Société

Trafic de drogue
De hauts responsables sécuritaires suspendus

Par L'Economiste | Edition N°:2360 Le 13/09/2006 | Partager

. Le directeur de la sécurité des palais royaux déchargé de ses fonctions . Kharraz, un trafiquant, cite les noms de 36 responsables sécuritaires. Ces derniers seraient «tous impliqués dans le trafic de drogue» au NordLa dernière arrestation de Mohamed Kharraz alias Chérif Bin Louidane, un grand trafiquant de stupéfiants au Nord, n’a pas été de bon augure pour de nombreuses personnes de la région de Tanger. A peine deux semaines après son arrestation, le baron a entraîné avec lui de hauts responsables du système sécuritaire de cette région. A commencer par Abdelaziz Izzou, ancien chef de la police judiciaire à Tanger et actuel directeur de la sécurité des palais royaux «qui a été suspendu de ses fonctions après hautes instructions royales», annonce-t-on auprès du ministère de l’Intérieur. Les autorités judiciaires ont donc décidé d’ouvrir une enquête approfondie sur des faits survenus avant 2003 dans le but de vérifier si Izzou était impliqué ou non dans un réseau de trafic de stupéfiants. Et ce, lorsqu’il exerçait à Tanger, avant son affectation à la sécurité royale.Afin de permettre à la Justice d’enquêter, ajoute le ministère de l’Intérieur, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a ordonné en personne que «tous les responsables cités», notamment Izzou, «soient déchargés de leurs fonctions en attendant les résultats de l’enquête». Selon des sources policières dignes de foi, Izzou sera entendu par la Brigade nationale de police judiciaire (BNPJ) aujourd’hui, 13 septembre. La BNPJ s’est saisie de l’affaire après les déclarations du dénommé Kharraz alias Chérif Bin Louidane qui a donné les noms de 36 responsables sécuritaires. Izzou a occupé le poste de directeur de la police judiciaire de Tanger entre 1996 et 2003. Après, il a été nommé directeur de la sécurité des palais royaux. Outre les importantes réparations entreprises dans les locaux de la préfecture de police de la ville du Detroit, Izzou a ordonné la construction de quelques postes de police dans des quartiers périphériques de la ville. «La construction de ces postes a été concédée à des sociétés d’origine douteuse. L’une d’entre elles appartient même à Chérif Bin Louidane», confie une source policière à Tanger. Lors de son interrogatoire, Izzou devrait également répondre à d’autres accusations telles que la facilitation de l’immigration clandestine ou encore les défaillances dans le contrôle du trafic international des stupéfiants. Selon une source proche du dossier, le pot aux roses a été découvert après la mutation de Lahlimi Alami Youssef, ex-commandant de la gendarmerie royale de la région de Tanger qui est devenu adjoint au commandant de la région de la gendarmerie royale à Kenitra. Son poste est occupé par Abdellah Ben Darouich actuel commandant de la gendarmerie royale de Tanger, qui aurait découvert des liens de complicité entre les barons de la drogue du Nord et certains responsables sécuritaires qui cautionnaient leur activité moyennant une contrepartie financière. Lahlimi a également été suspendu de ses fonctions jusqu’à la fin de l’enquête. Bin Louidane qui est originaire de la région de Dallia, province de Tanger-Tétouan, a été arrêté le 25 août dernier à 7h30 du matin dans un café dénommé Al Ghouroub (le couché du soleil) à Ksar Essghir par les agents de la BNPJ. Ces derniers étaient munis d’un mandat d’arrêt national qui a été rédigé après que son nom ait été cité dans l’affaire Erramach (cf.www.leconomiste.com). Bénéficiant de la «protection» et de la complicité de hauts responsables sécuritaires du Nord, Bin Louidane n’a jamais été inquiété, en dépit du mandat d’arrêt dont il faisait l’objet.


La liste de Kharraz

Les responsables qui ont été déchargés de leurs fonctions par les administrations et services dont ils relèvent et mis à la disposition de la justice sont: Hachimi Farid, commissaire à la DGST, chef de poste maritime à Tanger, Mohamed Mousaid, officier de police principal/DGST à Melloussa, Mostapha El Gharib, inspecteur de police principal au service préfectoral de la police judiciaire/DGSN à Tanger, Akka Ahabbar, lieutenant-colonel de la gendarmerie royale, commandant de la compagnie maritime de Tanger et Lahlimi Alami Youssef, adjoint au commandant de la région de la gendarmerie royale de Kenitra. L’enquête concerne également Seffari Abdelkader, adjudant à la gendarmerie royale à Ksar Sghir, Samir Laily, adjudant à la gendarmerie royale à Ribat Lkhair, Abdelmoula Tétouani, capitaine des forces auxiliaires, responsable des postes de surveillance, Mustapha Boukhlifi, ancien caïd à Tlet Taghremt, actuellement pacha à Témara, Zmarrou Nour Eddine, caïd à Laouama/Fahs Anjra et Nourdin Boulghoudane, caid à Dar Chaoui, Tanger-Assila.Kharraz a également cité le nom de Mustapha Lakhlioui, ex-directeur régional de la DGST à Tanger, actuellement à la retraite.L’enquête se poursuit pour vérifier si ces responsables sont impliqués ou non dans le réseau du dénommé Kharraz.Naoufal BELGHAZI

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