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Evénement

Tourisme : 440 milliards de recettes depuis 2001!

Par L'Economiste | Edition N°:3506 Le 12/04/2011 | Partager
C’est près de la moitié du PIB
82% des objectifs réalisés à fin 2010
Décryptage de la Vision 2010 par la DEPF

L’industrie du tourisme contribue pour 7,5% au PIB et concerne 6,6% de la population active occupée. Elle a rapporté 14,8% des recettes de la balance des paiements en 2010. Le bilan de la stratégie (Vision 2010) s’est soldé par des objectifs globalement atteints. A l’origine, la dynamique positive, enclenchée en 2001, caractérisant l’activité touristique, n’a été interrompue qu’en 2008, sous l’effet d’une dépression de l’économie mondiale. En conséquence, les arrivées internationales ont enregistré une décélération de leur rythme de croissance de 6% en moyenne au cours des deux dernières années, avec 7,9 millions de touristes en 2008 et 8,3 millions en 2009 avant de remonter à 9,3 millions l’année dernière, en progression de 11%.
Mais la tendance baissière enregistrée en 2008 et 2009 s’est soldée par un écart entre les réalisations et les objectifs fixés. Calcul fait, c’est un écart de 7% par rapport aux 10 millions de touristes ciblés. Un écart mineur pour les opérateurs, estimant que ce chiffre est un simple seuil référentiel psychologique. Quant à la capacité d’hébergement, qui est passée de 97.000 lits en 2001 à 164.600 en 2009, soit une croissance moyenne annuelle de 6,7%, cet écart se révèle être plus important. Car à ce rythme, la capacité d’hébergement devrait atteindre 174.180 lits, soit un gap de 24% par rapport aux 230.000 lits prévus par le business plan.
Parmi les autres objectifs passés au crible par la DEPF, la contribution du secteur touristique aux recettes: 56 milliards de DH en 2010. Ce qui porte le cumul des recettes à 440,6 milliards de DH, sur la période 2001-2010. Le tourisme aura contribué ainsi pour près de la moitié au PIB sur ces dix dernières années. Par ailleurs, même si la plupart des indicateurs touristiques n’ont pas atteint en 2010 les objectifs initiaux, ils affichent tous une nette progression depuis le lancement de la stratégie. Traduisant ainsi, au regard des mutations profondes du secteur, le saut quantitatif et qualitatif qu’il a connu dans le cadre de cette vision.
Il n’empêche, des questionnements demeurent sur le véritable succès de cette stratégie, essentiellement sur les causes des écarts et leurs impacts sur le plan macroéconomique et sectoriel. Des écarts qui s’expliquent par plusieurs facteurs d’ordre conjoncturel et structurel. Le secteur a subi de plein fouet les effets négatifs de la crise économique et financière dès 2008 dans les principaux pays émetteurs.
En plus des plans d’austérité dans ces marchés qui se sont répercutés négativement sur le moral des ménages, les poussant à compresser leurs dépenses et à réduire leur budget voyage. Il y a aussi l’inadaptabilité de l’offre touristique, peu diversifiée et spatialement concentrée sur quelques destinations seulement (voir infographie). La dimension régionale qui a une faible présence dans les politiques de promotion des investissements touristiques confirme cette tendance. En attendant le déploiement de la stratégie 2020, l’implication de la région ne se reflète à ce jour qu’à travers les obsolètes Programmes de développement régional touristique (PDRT) qui, s’ils sont opérationnels, focalisent sur le volet marketing.
Par ailleurs, le taux élevé d’ouverture du secteur qui lui permet certes de bénéficier de la globalisation des processus de production (service, financements, marchés émetteurs), le confronte également à une série de défis dont, notamment, la hausse de la compétitivité, la baisse des flux d’investissement et la décélération des dépenses de consommation. Pour cela, la DEPF croit que «ces mutations appellent à regarder le secteur du tourisme à travers le prisme de la mondialisation qui implique de penser à un nouveau paradigme pour sa gestion». Peut-être la nouvelle stratégie procède de cette vision.

Impact sectoriel

Selon le modèle calculable d’équilibre développé par la DEPF, l’écart constaté entre les arrivées touristiques effectives et l’objectif de 10 millions aura un impact direct sur le plan macroéconomique et sectoriel. Cet écart devrait se traduire par des manques à gagner de 0,16% pour le PIB et 0,03% en termes d’emploi. Sur le plan sectoriel, l’impact devrait se faire sentir essentiellement dans l’hôtellerie et la restauration avec un manque à gagner de 0,98% en termes de production et de 3,88% en termes d’emploi. Le transport touristique enregistrerait également un manque à gagner de 0,86% en termes de production et de 1,01% en termes d’emploi.

Bachir THIAM

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