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Economie

Textile/Primature: Le premier rendez-vous

Par L'Economiste | Edition N°:1547 Le 25/06/2003 | Partager

. L'Amith a présenté à Jettou le nouveau repositionnement du secteur . Au menu, les dispositions de l'accord-cadre et la foultitude de projets que l'Association veut mettre en place Enfin. Les textiliens ont eu leur premier rendez-vous avec le Premier ministre Driss Jettou. Une rencontre très attendue par les professionnels depuis qu'ils ont découvert fin avril dernier les résultats du dialogue social. Et ce qui ne gâche rien, c'est que la rencontre s'est déroulée le 19 juin à l'initiative de la Primature. Et elle a été, selon les industriels, très riche en enseignements et aussi en promesses. C'est un Jettou “confiant, rassurant et mesurant tout l'impact de la transition” qui a reçu les trente personnes qui composent le bureau national de l'Amith avec à leur tête Salah Eddine Mezouar. Aussi, leur présentation de la nouvelle stratégie du secteur et de toutes les avancées qui ont été réalisées dans le but d'améliorer la vie des entreprises a-t-elle été appréciée par le Premier ministre. Un exposé détaillé prenant également en compte les chamboulements qui guettent le textile au niveau mondial et les répercussions qui risquent de se produire sur ce secteur au Maroc. “Le Premier ministre a été extrêmement réceptif à notre vision stratégique et sensible à la bataille que nous menons pour nous insérer dans la mondialisation”, explique le président de l'Amith. Il a aussi ajouté que les professionnels n'étaient pas partis pour se plaindre mais plutôt pour trouver des exutoires communs avec le gouvernement. Point-phare de cette rencontre, le fonctionnement de l'accord-cadre dont la plupart des dispositions n'ont toujours pas été déclenchées. A cette question, indique Abdelali Berrada, directeur général de l'Amith, “le Premier ministre a promis de donner ses instructions aux instances concernées pour débloquer la situation”. Ainsi, les textiliens ont exposé les problèmes liés à l'application de cet accord. D'abord, essayer d'assouplir les critères d'éligibilité pour la réduction des charges patronales de la CNSS, parce qu'actuellement, rares sont les entreprises qui en profitent. Pour y prétendre, elles doivent être à jour de leurs cotisations. Et aussi de supprimer les pénalités de retard qui plombent les entreprises. Un problème qui n'est pas nouveau car en cours de traitement au Secrétariat Général du Gouvernement. Même souci pour la ristourne énergétique qui pourrait être prélevée à la source. Pour les industriels, les critères d'accès au Fortex devraient être plus souples. Parmi les autres obstacles à la compétitivité soulevés par les professionnels figurent également les coûts élevés de transport, et la recherche et développement. Les textiliens, après instructions de la Primature devront s'adresser directement aux ministères concernés. Pendant près de quatre heures, les deux parties ont débattu d'autres dossiers sans oublier la mise en place d'un fonds de promotion pour le secteur tel que stipulé dans l'accord-cadre, ou de l'assistance technique étrangère, ou encore d'un projet qui tient très à coeur aux industriels: la cité de la mode. Le Premier ministre a demandé à l'Amith d'affiner sa vision et de lui présenter des projets bien ficelés lors de leur prochaine rencontre.


Cité de la mode

Le discours de la profession était articulé autour de quatre axes stratégiques. Créativité, réactivité, compétitivité et agressivité commerciale. Et pour chacun des axes, des mesures d'accompagnement ont été déclinées. Le plus séduisant: la créativité avec la mise en place de la cité de la mode. La valeur ajoutée des produits finis marocains passe par la création. Compte tenu des lacunes existantes (manque de connaissance textile des créatifs, sociologie du consommateur, absence de lien musée-industrie), il serait judicieux de mettre en place un carrefour de la mode qui regrouperait un musée, une bibliothèque, des bureaux de style, des jeunes talents et ne serait pas uniquement dédié au textile.Radia LAHLOU

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