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Economie

Bagarre autour du taux de croissance

Par L'Economiste | Edition N°:1547 Le 25/06/2003 | Partager

. Les Finances et le Plan en désaccord sur le niveau du taux de croissance pour 2002. Il est de 4,5% pour les Finances, 3,2% pour le Plan. L'affaire est remontée jusqu'au Premier ministre, qui a tenu une réunion de coordination avec les deux ministèresLe torchon brûle entre le ministère des Finances et l'ex-département du Plan et des Prévisions économiques. C'est le calcul du taux de croissance pour 2002 qui a mis le feu aux poudres. Les deux départements ne sont pas d'accord sur le niveau de croissance du PIB pour l'année écoulée. Pour le département dirigé par le secrétaire général Mohamed Bijaâd, en attente d'être érigé en haut-commissariat au Plan, ce taux sera fixé à 3,2%. Fathallah Oualalou a placé la barre à 4,5%. Comment expliquer ce décalage alors que le ministère des Finances compte une direction chargée des Prévisions économiques? Cependant, une chose est sûre, Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, apporte les dernières retouches au rapport annuel 2002 avant de le présenter au Souverain. Pour l'élaboration de ce volumineux travail, véritable tableau de bord de l'économie marocaine, la banque centrale s'aligne sur les statistiques fournies par le Plan.Du côté de ce département, on tente de minimiser l'affaire même si le dossier est remonté jusqu'au Premier ministre, qui a tenu une réunion d'information et de coordination avec les deux ministères. Sur ce dossier comme sur d'autres, Driss Jettou voulait avoir le cœur net. Il faut essayer d'identifier l'origine du décalage entre les prévisions et le taux réel. C'est donc la thèse du Plan qui a prévalu. Les textes sont clairs : la direction de la comptabilité nationale est chargée de dresser les comptes de la nation.Les choses ne vont pas en rester là. Le taux de croissance de l'année en cours, estimé autour de 5,5%, devrait être revu à la hausse. Normal! Sa base de calcul a changé et il augmentera d'au moins de 1,2 point, si les conditions prises en considération au moment de son élaboration demeurent les mêmes. Il pourra facilement frôler le chiffre 7, compte tenu de la bonne campagne agricole dont les collectes sont estimées à plus de 80 millions de quintaux, note un membre du cabinet de Oualalou. A cela s'ajoute le jackpot de 14,8 milliards de DH à l'occasion de la privatisation de la Régie des Tabacs. En fait, les divergences entre les deux ministères sont ailleurs. Les bases de calcul diffèrent en effet. Une fois l'exercice clos, le Plan élabore ses estimations au fur et à mesure des informations qui lui parviennent. La Trésorerie Générale du Royaume, l'Office des Changes, les différents départements ministériels (tourisme, agriculture, transport…) lui distillent les documents nécessaires. Ce n'est pas le cas du ministère des Finances qui établit des prévisions avant la clôture de l'exercice. La loi de Finances est souvent élaborée vers septembre. Pour cette fois-ci, il est incontestable que les hausses de salaires des enseignants et des ingénieurs contenues dans le Budget ont influé sur la baisse du PIB. Les sommes inscrites n'ont pas été réalisées au cours de 2002. Elles seront étalées sur les années suivantes. Cela a contribué à la baise du taux de croissance puisque l'administration contribue au PIB, précise un spécialiste de la question.Pour le ministère des Finances, ses collègues du Plan ne prennent pas en compte l'amélioration des recettes touristiques, celle des MRE, la hausse de la consommation du ciment. Pour les cadres du Plan, le nombre de touristes a baissé et les recettes stabilisées. Quant à la consommation du ciment, elle n'est pas le seul indicateur pour le secteur des BTP qui n'ait pas réalisé de bonnes performances. Mohamed CHAOUI

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