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Affaires

Textile: Les consortia à l'export pour une plus grande compétitivité

Par L'Economiste | Edition N°:1510 Le 02/05/2003 | Partager

. Des experts de l'Onudi expliquent les avantages de ce concept. L'expérience du district du Prato en Italie érigée en exempleL'union fait la force, faisons ensemble ce que nous ne pouvons faire seuls… Non, il ne s'agit pas de la création d'un syndicat mais de l'adoption du concept de consortia à l'export en tant qu'instrument de développement économique. Un concept qui a fait ses preuves en Italie et plus particulièrement dans le district du Prato qui a ainsi réussi sa reconversion et figure aujourd'hui parmi les grands pôles d'exportation et de création dans ce secteur. C'est le message que tentent de véhiculer les experts italiens désignés par l'Onudi dans le cadre de sa coopération avec l'Association marocaine des industries du textile et de l'habillement (AMITH). Un consortium à l'export représente l'autre façon d'aborder les marchés étrangers et d'affronter la concurrence en regroupant ses efforts en vue de créer des synergies. Mais pour y arriver, soulignent les experts, une bonne dose d'humilité est nécessaire. Il faut pouvoir reconnaître ses propres faiblesses et s'unir dans l'objectif de les contourner. D'ailleurs, pour Carlo Belleti, un des spécialistes de cette mission, une seule devise pour le consortium: “Notre force n'est autre que l'union de nos faiblesses”. Peut-on continuer à travailler seul lorsque l'on est limité par sa capacité de production, ses compétences, ses ressources humaines, ses finances, son design… face à des monstres qui exigent des séries énormes? Les moyens de réponse pourraient être trouvés dans la création d'un consortium à l'export. En général, celui-ci est composé d'un groupe d'entreprises ayant la même culture, les mêmes objectifs mais aussi respectant une certaine déontologie dans le travail. La tâche de ces consortia est de promouvoir et faciliter l'exportation des produits des entreprises membres à l'étranger. Mais aussi de regrouper les achats de matières premières ou les ventes. Cette expérience peut s'avérer difficile à entreprendre par les patrons car exigeant de se dévoiler, mais il ne faut pas omettre qu'elle permet aussi de regrouper ses efforts et compétences. Les consortia sont des associations de fabricants de produits qui, bien qu'ils puissent être concurrents, réalisent l'importance de faire primer la collaboration sur la rivalité afin d'offrir une image collective de standards haut de gamme. Celle-ci leur donnerait l'accès aux marchés-clés de la mode et de la technologie dans le monde. Rien de plus parlant que l'exemple édifiant du Prato, qui est passé de district fabriquant de la laine régénérée, à une industrie textile florissante qui crée annuellement 2.000 nouveaux fils et 60.000 nouveaux tissus. Au début des années 70, les sociétés du district ont réalisé que pour être plus présentes sur le marché international, rien ne valait la coopération interentreprises. Mais il fallait d'abord qu'elles se libèrent de leur image de textiles de qualité faible à moyenne en exprimant une nouvelle identité. Les consortia locaux ont grandement contribué à relever ce défi de renouvellement d'image. Une fois les objectifs atteints, ils ont rapidement engendré des ramifications positives pour le district textile dans son ensemble. Cela a également permis de favoriser son évolution et sa croissance en matière de qualité.Dans la majorité des cas, les consortia ont aussi rendu possible une culture d'exportation ainsi que l'utilisation de la technologie en vue d'améliorer continuellement la production. “Aujourd'hui, lorsque l'on parle de vêtements italiens, tout le monde les associe à une image de qualité. Et pour y arriver, les Italiens sont passés par l'expérience probante du consortium”, explique Carlo Belleti. Il ajoute que ce concept serait bénéfique pour le Maroc qui ne jouit pas encore d'une image précise à l'étranger et qui contribuerait largement à la construire. Radia LAHLOU

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