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Tanger: Le financement des PME en discussion

Par L'Economiste | Edition N°:2421 Le 13/12/2006 | Partager

. Banques et PME n’en finissent pas d’accorder leurs violons. Les critiques fusent de part et d’autreCritiques et reproches mutuels, à chaque fois que banquiers et entrepreneurs parlent de financement. Tel était le cas encore à Tanger lors d’une rencontre de sensibilisation organisée par Bank Al-Maghrib (BAM) et le Groupement professionnel des Banques marocaines (GPBM). Pour les banquiers, les petites et moyennes entreprises font état de peu de transparence, surtout en matière de bilan. Il faut que l’entreprise fasse jeu de la transparence, indique-t-on auprès de la CGEM. Il faudrait aussi que cette entreprise soit capable de tenir le même langage avec la banque. De son côté, la PME ne manque pas de critiquer amèrement le système bancaire qu’elle juge trop centré sur ses résultats et sur les garanties. Face à ce gouffre de mésentente et d’incompréhension, l’objectif de cette réunion était justement de mettre en place un début de dialogue et de communication entre les deux parties, selon El Hadi Chaibainou, directeur général du Groupement professionnel des banques du Maroc. Cette réunion qui rentre dans le cadre d’une série de rencontres démarrées à Rabat le 23 novembre dernier et qui se sont poursuivies à Tanger, la semaine dernière, après une première sortie régionale à Fès, se veut aussi un premier bilan de la convention d’appui au financement signée le 10 novembre 2005. Déjà, le GPBM a annoncé la mise en place d’un comité de suivi régional dont l’un des rôles sera d’assurer le suivi des problèmes au niveau régional afin d’assurer une meilleure remontée de l’information. Dans ce comité siégeront des représentants de Bank Al-Maghrib, de la CGEM, de l’Agence nationale pour la PME ainsi que des représentants de la Caisse centrale de garantie. Ils devront se réunir au moins trimestriellement. D’autres mesures sont prévues par Bank Al-Maghrib pour assainir le climat de financement et rétablir la confiance entre les banques et les PME. C’est le cas de la mise en place future d’une centrale des bilans qui sera complétée côté banques par un affichage des conditions d’octroi des crédits. D’autre part, Bank Al-Maghrib annonce la mise en place d’une centrale de données sur les crédits. Elle permettra de connaître les mauvais payeurs et d’évaluer avec précision les risques de financement, avec à la clé une réduction des frais de crédit pour les bons. Malgré la pléthore de produits destinés au financement des PME, des voix n’ont pas manqué de critiquer leur vétusté. Ainsi pour le crédit «jeunes promoteurs» limité à un million de DH, «peu de choses peuvent être faites» selon un entrepreneur. Le montant, qui n’a pas varié depuis quinze années, résiste mal face à l’augmentation du prix de l’immobilier et de l’inflation.


Les PME absentes

Salle à moitié vide pour la tenue de cette réunion d’information. Le sujet du financement au centre des préoccupations de tous les entrepreneurs ne semble pas avoir attiré l’attention des régionaux. La faible participation des PME locales a un peu déçu les organisateurs qui s’attendaient à une plus forte représentativité. Manque de communication ou manque d’attractivité des formules de financement actuelles, la question mérite d’être posée afin de rectifier le tir. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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