Economie

Stagnation des exportations en 1996

Par L'Economiste | Edition N°:291 Le 31/07/1997 | Partager

Le Département de l'Artisanat a eu une année 1996 chargée. Il a conduit plusieurs actions de promotion et de coopération. En revanche, les ventes à l'étranger ont enregistré un léger recul.


L'année 1996 aura été globalement satisfaisante pour l'artisanat. Pourtant, les exportations ont enregistré une baisse par rapport à l'exercice précédent: 523 millions de DH contre 529 en 1995. Jugée minime, cette baisse est due principalement au recul des parts de marché du tapis en raison, selon le rapport d'activité du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, de la faiblesse du pouvoir d'achat dans les pays consommateurs et à la concurrence étrangère. Les tapis représentent 51% de l'ensemble des exportations artisanales. Viennent ensuite notamment les habits traditionnels (10,33%) et la poterie (9,81%).
Le principal marché est constitué par des pays de l'Union Européenne (79%). Les USA absorbent, eux, 12% des exportations suivis des pays arabes et africains (7%).
Si les exportations se sont plutôt mal comportées, le département n'a pas chômé pour autant. Il s'attelle à développer l'activité et la formation professionnelle et à promouvoir la coopération internationale. Selon le rapport d'activité 1996, cette diversité de missions est due essentiellement à l'hétérogénéité du secteur artisanal.

L'axe artisanat comporte la promotion et la modernisation du produit, les études économiques et financières, la coopération internationale, le mouvement coopératif et les métiers et services. La promotion vient en tête. Elle concerne notamment la participation aux foires et expositions. Le département a opté en 1996 pour une participation sélective et l'organisation d'expositions thématiques au niveau local. Outre la participation aux foires, la Maison de l'Artisan a eu l'idée d'introduire les produits artisanaux dans les chaînes de distribution européennes. Il s'agit entre autres des chaînes londonienne Liberty et française Carrefour.

343 coopératives


En plus de la recherche et création, le département s'occupe, dans le cadre de la promotion, du contrôle de la qualité. En 1996, ce sont 686.491 m2 de tapis qui ont été contrôlés contre 753.617 en 1995.
Concernant le volet financier, le département a accordé, au cours de 1996, 115,5 millions de DH de crédits à 12.067 artisans. Essentiellement de fonctionnement, ces prêts sont utilisés pour l'approvision-nement en matières premières et l'acquisition de matériel et outillage.
Dans le cadre de la coopération interna-tionale, plusieurs actions ont été entreprises. L'UNESCO a participé à la création d'un centre international de promotion de l'artisanat de qualité à Fès. L'organisation a également contribué à la réalisation d'une étude de faisabilité pour le réaménagement du Musée National de l'Artisanat et d'une étude-diagnostic sur l'artisanat de production dans la médina de Fès.
L'USAID a, elle, accordé un don de 15,5 millions de Dollars au Ministère pour le financement de micro-projets.

Pour ce qui est du mouvement coopératif, il est à rappeler que 46 nouvelles coopératives ont pu être créées en 1996 (32 en 1995), portant leur nombre à 343. Il y a eu également la création de l'Union Nationale des Coopératives de production artisanales, industrielles et de services. Celle-ci est perçu comme l'interlocuteur vis-à-vis des organismes internationaux.
Enfin, dans les métiers et services, Addamane Al Hirafi occupe une place privilégiée. Le département a lancé un programme de promotion. A fin 1996, ce régime d'assurance a compté 18.000 adhérents.
La formation professionnelle, deuxième axe d'activité de l'artisanat, a formé 984 lauréats 1996 et accueilli 2.903 stagiaires au titre de la rentrée 1996/1997.
Concernant, enfin, le troisième volet relatif à la coopération internationale, le département a paraphé plusieurs alliances. Il s'agit notamment d'un projet d'accord-cadre et d'un projet de jumelage entre la Fédération des Chambres d'Artisanat et l'Union Coopérative de Production égyptienne.
De même, six projets de développement de l'artisanat ont été retenus par l'agence PAIDAR MED d'un coût global de 20,15 millions de DH. Dans le programme MEDA, 50 entreprises artisanales ont été retenues pour une restructuration.

Malika EL JOUHARI

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