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Sommet UE-USA: Iran, économie mais aussi Guantanamo

Par L'Economiste | Edition N°:2301 Le 20/06/2006 | Partager

. La présence de Bush contestée. Protocole de kyoto, négociations agricoles, les autres chantiersL’Union européenne et les Etats-Unis, aux rapports moins tendus, aborderont leurs désaccords (Guantanamo, vols de la CIA, environnement) et sujets d’ententes (Iran), ainsi qu’une série de questions mondiales (Proche-Orient, Irak, commerce, etc.) au sommet annuel avec George W. Bush, le 21 juin à Vienne. L’UE demandera au président américain la fermeture du camp de Guantanamo, a confirmé dimanche soir Hans Winkler, numéro deux de la diplomatie de l’Autriche, pays qui préside l’Union ce semestre: «les Européens ont clairement indiqué qu’ils ne sont pas d’accord avec la manière dont sont traités sans garanties juridiques» les terroristes présumés sur cette base américaine, a-t-il dit. Pour autant, les rapports entre les deux entités «se sont clairement détendus et il n’y a pas de cassure» entre eux, a estimé dimanche le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, en référence aux déchirures sur l’intervention américaine en Irak de 2003. Il a souligné que «l’étroite collaboration sur des thèmes essentiels» comme le refus commun de permettre à l’Iran d’avoir l’arme atomique, tout en notant «des dissensions», sur Guantanamo ou «les survols par la CIA» avec des prisonniers, un sujet qui sera aussi abordé. Le conseiller de Bush à la sécurité nationale Stephen Hadley a lui aussi estimé que «ce voyage va donner l’occasion de réaffirmer la forte relation» transatlantique actuelle. Pour autant, Hadley reconnaît ne pas en attendre de développement majeur dans la crise iranienne: il s’agit donc de donner l’image d’un «front uni» des Occidentaux, d’autant, a-t-il souligné, que les représentants des 3 puissances UE en contact avec Téhéran (Allemagne, France, Grande-Bretagne) seront absents. Outre Schüssel, l’UE sera représentée par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Américains et Européens, tous gros consommateurs d’énergies fossiles, parleront aussi «de sécurité des approvisionnements», mais aussi de réchauffement climatique et d’énergies plus propres avec le Protocole de Kyoto, «qui n’aura aucune chance tant que les Etats-Unis n’y seront pas». Les deux grands blocs commerciaux vont aussi lancer «une action stratégique commune pour le respect global des droits de propriété intellectuelle», pour combattre la contrefaçon, dont la Chine et la Russie seront les cibles prioritaires, selon Bruxelles. De plus les Européens tenteront de convaincre Washington de se montrer plus flexible en matière agricole, afin de débloquer les négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a indiqué le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson. Bush arrive mardi soir au milieu de mesures de sécurité jamais vues à Vienne : interdiction du centre-ville aux voitures, fermeture d’artères et musées, déploiement de milliers de policiers autrichiens et américains, jusqu’à son départ vingt-quatre heures plus tard pour une escale à Budapest. Il ne sera pas vraiment le bienvenu, note la presse autrichienne. Des manifestations de défenseurs de droits de l’Homme et altermondialistes ont lieu à la périphérie. Selon un sondage Gallup, 72% des Autrichiens voient dans le président américain un personnage «inamical» et qui représente un «danger pour la paix dans le monde».


Contrefaçon: Chine et Russie dans le collimateur

Les USA et l’UE vont lancer «une Action stratégique commune pour le respect global des droits de propriété intellectuelle», dont la Chine et la Russie seront les cibles prioritaires. Cette initiative commune reposera sur trois piliers: une coopération douanière renforcée, une action en commun sur place dans les pays d’origine de la contrefaçon et une collaboration fortement accrue avec le secteur privé victime de ces pratiques. Aussi mis en place des réseaux communs de diplomates spécialisés dans la lutte contre la contrefaçon. Les efforts seront aussi concentrés sur d’autres pays en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient. Le piratage à l’échelle industrielle des marques et des produits est un des aspects les plus sombres de la mondialisation, avec des enjeux majeurs, pas seulement économiques mais également de sécurité, de santé publique, de lutte contre le crime organisé. Touchant initialement surtout les produits de luxe, la contrefaçon s’est attaquée aux pièces détachées pour l’automobile et l’aéronautique, aux boissons, aux médicaments (en ciblant les pays les plus pauvres) et aux jouets. Avec des risques majeurs pour la sécurité ou la santé des consommateurs. Synthèse L’Economiste

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