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Settat: Le bivouac militaire de Deroua devient bidonville

Par L'Economiste | Edition N°:1670 Le 25/12/2003 | Partager

. Un projet de relogement de 2.000 familles bloque sur des questions administratives. Seulement 85% des habitants sont des familles de militairesCe qui n'était au départ qu'un simple bivouac militaire, constitué de tentes pour abriter les soldats en transit, s'est transformé au fil des ans en un véritable bidonville. Ce dernier, connu sous le nom d'Hiroshima, et situé sur la route nationale reliant Deroua à Berrechid, pose aujourd'hui un sérieux problème d'insécurité et d'habitat insalubre.Déjà, les autorités provinciales et locales avaient essayé de remédier à la situation par des opérations conjoncturelles qui se sont vite avérées vaines. Selon un document du ministère de l'Intérieur, les solutions proposées se voient régulièrement opposer des fins de non-recevoir de la part de l'administration de la Défense nationale. Devenu un véritable problème social, le bivouac militaire abrite, selon les derniers recensements fournis par les autorités locales, près de 2.000 familles. Mais seulement 85% des habitants sont des militaires ou sont issus de familles de militaires. Un premier recensement effectué en septembre 1994 avait établi le nombre de familles de militaires à 611. En juin 1995, soit 10 mois après, ce nombre est passé à 1.248. Les services compétents ont relevé que de nombreux habitants du bivouac sont des civils qui, en principe, n'ont pas à habiter sur ces lieux réservés à des militaires. Mieux encore. De nombreux commerces se sont installés dans des baraques construites à l'intérieur du bivouac. L'habitat anarchique s'y est développé avec tous ses problèmes d'assainissement liquide, de ramassage des ordures ménagères, d'adduction d'eau potable, de santé, d'insécurité… L'année dernière, le bivouac avait été touché par les inondations qui avaient frappé la région. Dans leurs efforts pour lutter contre les risques d'éventuelles inondations, les autorités publiques ont décidé l'ouverture de quelques voies à l'intérieur du bidonville pour faciliter l'évacuation et l'écoulement des eaux pluviales. Mais, encore une fois, elles se sont heurtées à la réticence des habitants. Et pourtant, cette opération n'allait toucher que 115 ménages qui allaient être temporairement transférés sur un site d'accueil situé non loin du bivouac. Leur recasement définitif est prévu dans le cadre de l'opération de relogement de tous les ménages du bivouac. Le projet sera réalisé sur une superficie de 45 hectares de terres domaniales. Cette opération va nécessiter un investissement prévisionnel de 84 millions de dirhams qui, en principe, doit être pris en charge par les différentes parties concernées, notamment les bénéficiaires et la commune.


Point mort

Avant d'en arriver là, le projet de recasement des familles du bivouac militaire avait fait l'objet de nombreuses études et réunions entre les différentes parties. Des solutions avaient été alors avancées. La première préconisait de confier à l'organisme chargé des logements militaires la réalisation de tout le projet. Solution qui a été rejetée par cet organisme parce qu'il ne disposerait pas des moyens financiers nécessaires. La seconde était de mettre la Société nationale d'équipement et de construction (SNEC) sur le projet. Cette dernière a donné son accord de principe, à condition qu'il y ait au préalable un assainissement de l'assiette foncière. La situation du bivouac militaire de Deroua n'est pas nouvelle. Elle a déjà fait l'objet de nombreuses réunions et correspondances entre les différentes parties concernées (administration de la Défense nationale, ministère de l'Intérieur, secrétariat d'Etat à l'Habitat…). Il a aussi fait l'objet de questions orales à la Chambre des Représentants. Jamal Eddine HERRADI

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