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Economie

Secteur énergétique : Les limites du système d'indexation

Par L'Economiste | Edition N°:249 Le 10/10/1996 | Partager


Le système d'indexation des produits pétroliers a montré ses limites. Une indexation en temps réel à la pompe n'est pas possible pour l'heure. Les répercussions de la flambée du gas-oil ne font pas que des mécontents.

LE secteur des produits pétroliers se trouve actuellement confronté à deux problèmes: un retard accumulé dans les révisions de marges des différents produits et un système d'indexation des prix qui vient de connaître son premier baptême du feu.
Le blocage des marges de la plupart des produits, qui plus est sur un marché à très faible croissance, pousse les pétroliers à s'interroger sur l'opportunité d'investissement dans le secteur, dont les enjeux sont de plus en plus importants. Le Groupement des Pétroliers du Maroc qui revendique son statut de gros investisseur, avec près de 1 milliard de DH par an, exige que ses doléances soient examinées par le gouvernement. My Abdellah Alaoui, président du Groupement, avertit que les retards accumulés dans les révisions de marges «risquent d'être fatals». En fait, les produits pétroliers sont stratégiques, mais également très sensibles. Les décisions dans ce domaine sont donc difficiles à prendre. La dernière hésitation en date remonte à la seconde augmentation des marges sur le prix du butane, promise il y a un an déjà.

Hausse du prix du butane


Pour le butane, produit social, les prix de vente de base au détail sont maintenus actuellement à 3.250 DH/t pour les charges supérieures à 5 kg et 3.333,33 DH/t pour les charges inférieures à 5 kg, bien que les prix de reprise fluctuent chaque mois. Les variations qui découlent des fluctuations des prix de reprise sont amorties par la Caisse de Compensation.
En novembre 1995, il avait été prévu d'appliquer sur ce produit des hausses de marges en trois étapes. La première augmentation est intervenue en novembre 1995, la deuxième a été décidée par la commission inter-ministérielle. Elle devrait intervenir avant la fin de l'année et ne pas dépasser 10%.
La seconde décision sur laquelle le gouvernement bute, c'est la révision des marges de distribution des carburants bloquée depuis avril 1986 et pour laquelle rien n'est prévu pour l'heure.
L'autre grand problème auquel est confronté le secteur est donc le système d'indexation qui vient d'afficher sa première limite. Par l'effet conjugué de la hausse du prix du pétrole et le déficit du gas-oil sur le marché international, le prix de ce dernier a flambé, entraînant des répercussions importantes au niveau local.
La hausse prévue en octobre devait atteindre 44 centimes. Elle a été laminée à 20 centimes grâce au système de la péréquation qui a permis de pomper 150 millions de DH des excédents formés dans cette rubrique. Une autre façon de subventionner le produit.

Amortisseur de chocs


En dépit de cette gymnastique, le système reste en observation durant ces deux mois, signale le Ministère de l'Energie.
La hausse du gas-oil n'aura cependant pas fait que des mécontents. Pour les sociétés de raffinage, elle aura permis à la fois de consolider les marges et de prouver qu'elles sont d'importants «amortisseurs de chocs» si les prix du gas-oil continuent de flamber.
Une hypothèse fortement probable d'après les experts, compte tenu du démarrage récent du programme de renouvellement des équipements et de mise à niveau des pays de l'Est, principaux fournisseurs du marché de Rotterdam.
Depuis le 1er janvier 1996, la tendance des cours du pétrole brut s'est annoncée à la hausse par rapport au niveau de 1995. Le seuil minimum enregistré au début de l'année (environ 18 Dollars le baril) correspond à peu près au maximum de l'année 1995. La hausse cumulée par rapport aux trois derniers mois est d'environ 23%. Le pétrole brut atteint actuellement près de 24 Dollars le baril, en raison notamment des incertitudes liées à la situation internationale. Pour le cas particulier du gas-oil et du pétrole lampant, le prix FOB s'est apprécié respectivement de 54 et 60 Dollars la tonne pour le lampant, et ce, en corrélation avec les cours du pétrole brut.

Fatima MOSSADEQ

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